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 Etat de choc Télékinésique {James Vattic}

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Edwin A. Bernadotte

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MessageSujet: Etat de choc Télékinésique {James Vattic}   Mer 27 Mai - 18:15

Spoiler:
 

    Quand il s'était levé ce matin, il avait faillit faire exploser la moitié du château. Pris d'une terrible migraine, il s'était élancé, juste vêtu d'un pantalon de pyjama, jusqu'au cinquième étage, le front dans une main, presque à l'aveuglette pour trouver de la solitude dans les toilettes malodorantes des garçons. Accoudé à un lavabos, les tripes sur le point de se déverser à tout instant, il était resté cinq longues minutes, haletant, souffrant comme un mourant.

    Sa migraine avait alors empiré. Et si seul son cerveau gauche était en feu, l'incendie s'était emparé de l'intégralité de son crâne, réduisant sa tête à un brasier infernal. Il s'étonna presque de ne pas voir de fumée s'échapper de sa bouche entrouverte devant la difficulté qu'il avait a respirer, ou de ne pas voir de flamme danser dans ses prunelles, à travers le miroir qui lui renvoyait sa propre image d'agonisant.

    La douleur atteignit un point insupportable, de telle sorte que le garçon aurait tout accepté, la pire des drogues, la plus puissantes des morphines ou une boite entière de sédatifs pour en finir avec la souffrance. S'il avait l'impression que les os de son crâne craquaient sous la pression et que le feu qui le rongeait se déversait comme un magma tout au long de son corps, il ne sentit que trop bien la secousse qui le remua de part et d'autre de son être.

    Il eut alors comme une vague d'énergie, si intense, si puissante que la totalité des lavabos masculin furent propulsés sous la force déployée, dans un vacarme assourdissant. Ils allèrent s'écraser en morceaux, tandis que le jeune homme s'effondrait sur le sol mouillé et glacé, tandis que les canalisations projetaient des gerbes d'eau chaudes et froides qui se mêlaient en plein air. L'entre choc de deux jets de liquide fut la dernière image de la matinée d'Edwin.

    * Lève-toi … Ouvre les yeux bon sang ! Aller debout ! T'es un sorcier ou quoi ? T'as besoin d'une cure chez Vit'magic ?! *

    L'effort de sa volonté le tira du sommeil réparateur dans lequel il avait été magiquement plongé. Il se retrouva dans un endroit qu'il n'appréciait pas vraiment pour les questions qu'on lui poserait après son réveil. L'infirmerie, et ses lits tièdes et confortables dans lesquels se reposaient milles élèves malades ou motivés à tout faire pour ne pas se rendre à tel ou tel cours. Enfin … difficile de feindre la maladie devant l'infirmière très compétence de Poudlard …

    Quoi que … nombreux étaient les élèves qui trouvaient toutes sortes d'astuces pour échapper à l'efficacité pointues des sorts par dizaines de l'infirmière. Ils pouvaient alors se prélasser dans un de ses lits adéquats à une sieste bien tranquille d'une petite heure, le temps de zapper un cours véritablement insupportable. Enfin … ce n'était pas vraiment le style d'Edwin.

    Edwin, c'était le mystérieux gryffondor. Le garçon que personne ne fréquentait très explicitement, et qui semblait toujours seul avec ses mille et uns mystères. Un type certes, très intelligent et qui brillait par sa maitrise sans conteste de la magie. Mais qui, de ce fait, s'attirait où la jalousie des uns, ou l'admiration et le respect des autres. Par contre, personne ne pouvait prétendre l'avoir vu manifester le moindre sentiments. De même que personne ne pouvait dire qu'il avait pu le toucher, ne serait-ce que pour la bise ou une poignée de main. Il fuyait le contact comme la peste.

    Un peu comme un tigre sauvage qui ne tolère pas spécialement qu'on l'approche ou le touche. Il promenait toujours ce regard observateur et discret à la fois, ce regard de prédateur qui cherche sa proie. Même s'il n'avait aucun comportements violents, toute personne saine d'esprit devait réfléchir à deux fois si elle souhaitait lui chercher des noises …

    Qu'importe. Il observa le cadran de sa montre pendant plusieurs secondes avant que l'image soit suffisamment nette pour lui permettre de lire qu'il était trois heures de l'après-midi. Génial, il avait perdu tout un dimanche de révisions et de travail. Pire encore, il avait encore des échos de sa migraine précédente. Mais il fallait qu'il sorte de là, malgré l'état d'engourdissement due à sa volontaire résistance aux effets d'une potion de sommeil.

    S'habillant d'un coup de baguette magique … enfin, de plusieurs coups de baguettes car il du recommencer à plusieurs reprises, il s'échappa comme un voleur de l'infirmerie et manqua de se faire remarquer de justesse. Fort heureusement, un bouquet de fleurs déposé au chevet d'un malade lui permis de dissimuler son visage à l'infirmière. Il réexpédia les fleurs par magie en priant pour qu'elle atteigne bien leur place initiale.

    Une fois sortie de l'auberge de santé, il grimpa les escaliers d'une allure de drogué et remercia le ciel de ne croiser personne. A travers quelques fenêtres, il cru pouvoir expliquer l'absence de monde dans les couloirs par le soleil resplendissant de l'extérieur. Mais il n'avait pas le temps d'aller se dorer la pilule. Il fallait qu'il voit quelqu'un. Absolument.

    Se réfugiant dans une salle vide, il ouvrit la fenêtre (manqua de passer à travers au passage), et attira à lui un miroir à double sens particulier. Il savait qu'a l'aide de quelques sortilèges qu'il avait mit deux ans à travailler, il pouvait connecter se miroir à un reflet quelconque pour entrer en communication avec une personne. Mais serait-il capable de reproduire les sors dans l'état dans lequel il se trouvait ? Pas sur …

    Il essaya à de nombreuses reprises d'entrer en contact avec James, mais il rata chaque essait. Lassé, il sentit une vague de colère l'envahir et la porte laissée ouverte se referma violemment. Sa télékinésie ne lui répondait plus. Et il ne comprenait pas pourquoi. Et il avait besoin de James pour des explications. Son ami James …
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James Vattic
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MessageSujet: Re: Etat de choc Télékinésique {James Vattic}   Sam 30 Mai - 12:26

Il n'était jamais agréable d'être sans cesse une cible. A croire qu'un esprit facétieux lui avait affiché une pancarte sur le dos, avec inscrit dessus "Serpentards, cognez-moi !". Depuis le début de l'année, l'amnésique avait dû se battre en duel à plusieurs reprises, et uniquement pour se défendre. En ne comptant qu'avec les élèves de la Maison de Salazar, James avait dû affronter Ailyn de Longsdale au milieu de la Forêt Interdite, avant de se faire agresser, à peine quelques jours plus tard, par Melena Alcott, sous les ordres de la vampire. Ces deux duels avaient bien failli le réduire en miettes, et il avait eu beaucoup de chances de s'en tirer, lors de la deuxième bataille magique. Et pourtant, la jolie blonde avait néanmoins tenté de le charmer, ce qui avait intrigué le jeune homme. Du moins, jusqu'à ce qu'il comprenne que la réputation de la damoiselle était qu'elle entraînait presque tous ceux qu'elle croisait dans son lit.

Ensuite était venue la soirée du bal. Alors qu'il avait juste l'intention de rester dans son coin à rêvasser tranquillement, en sirotant un jus de citrouille, Delhya Parker, elle aussi de Serpentard, l'avait brutalement saisi par le poignet, l'entraînant contre sa volonté sur la piste de danse. Danse qui fut rapidement stoppée par l'arrivée impromptue de la Mort, qui avait frappé à plusieurs reprises avant de se dévoiler. Seuls les vampires n'avaient montré aucune peur, et avaient même discuté avec la petite fille vêtue de sa cape noire. S'approchant, le cœur de glace avait aussi posé sa question à la personnification, à laquelle celle-ci avait répondu, avant de l'expédier d'un tour de main contre un mur, à l'autre bout de la salle, à la grande joie d'Ailyn.

Vattic n'avait perdu conscience que quelques minutes, et il avait fini par se relever, remettant son épaule démise en place. Et lorsqu'il eut prit conscience de ce qui s'était passé, que la directrice avait été tuée, le jeune homme avait hoché la tête en direction de David, avant de faire volte-face et de se diriger d'un pas tranquille vers l'infirmerie. Le choc n'avait pas été sans conséquence, puisqu'il avait trois côtes cassées, et plusieurs de ses organes internes avaient été touchés. Ne sentir aucune douleur ne signifiait pas qu'il ne ressentait pas chaque parcelle de son corps, et il savait pertinemment quand l'une d'entre elles se trouvait dans un mauvais état.

Petit, mince, pour ne pas dire maigre, avec sa peau pâle, ses cheveux noirs et ses yeux verts, James faisait pourtant partie de ceux qu'on remarquait le moins dans une foule. Peut-être était-ce dû au fait qu'il n'éprouvait jamais aucune émotion, ou alors tout simplement à cause du fait qu'il se cachait en permanence dans la foule. Il n'avait jamais aimé attirer l'attention sur lui, cela lui attirait toujours un tas de complications. Une fois, il avait tenté d'aider un première année à réussir un sort sur lequel il bloquait depuis des heures, et avait réussi en quelques minutes. Encouragés, tous les élèves présents dans la salle commune lui avaient presque bondi dessus, tous en même temps, afin d'obtenir une aide chacun leur tour.

Vattic était peut-être insensible à la fatigue, à la douleur et aux émotions, mais il demeurait humain, et la lassitude vint rapidement pointer le bout de son nez. Sitôt qu'on l'avait laissé en paix, il s'était éclipsé du château, pour tomber sur la Buveuse aux cheveux rouges, qui l'avait presque aussitôt attaqué.

Et rien ne s'était arrangé depuis les évènements du bal. Le Préfet-en-Chef de Serdaigle ayant été tué, l'amnésique avait été convoqué chez la nouvelle directrice, qui, intransigeante, lui avait confié son poste. Bien qu'il fut incapable de ressentir quoi que ce soit, le jeune homme avait bruyamment soupiré. Il n'avait pas la moindre envie de diriger les autres ou de leur faire gagner ou perdre des points, mais rien à faire. Il avait finalement été contraint d'accepter après que la femme aux longs cheveux noirs ne fasse perdre dix points à Serdaigle. Action qui ne faisait ni chaud ni froid au sorcier.

Peu après, ce fut son homologue féminine qui l'avait agressée. Sans doute agacée par son comportement dépourvu de la moindre émotion, elle lui avait un sort traîtreusement. Grosse erreur, puisque le jeune homme s'était vengé en lui renvoyant un sort de magie noire, une puissante illusion qui avait laissée la jolie Svetlana pantelante, incapable de faire un geste et tremblant de tous ses membres.

Elle ne lui avait plus adressé une seule fois la parole, depuis...

Et ce matin même, Vattic avait reçu un corbeau de la part d'un élève de Serpentard, Dante H. Corrino, qui l'encourageait un mouvement de libération, censé se battre contre les créatures inhumaines. James n'avait strictement rien contre les loups-garous, qui bien qu'encore moins humains que les Buveurs, ne lui avaient encore nullement causé de soucis. En revanche, il commençait à être singulièrement agacé de se voir sans cesse interpellé, menacé ou tout bonnement agressé par les vampires, qui lui en voulaient singulièrement de s'en être pris à Ailyn. Ce fut donc une réponse positive qui fut renvoyée.

Et voilà qu'à peine avait-il répondu qu'un étrange scintillement attira son regard. Tournant la tête, il vit alors son petit miroir à main, sur son lit à baldaquin, qui brillait par à-coups, signe que son ami de Gryffondor souhaitait lui parler.

Edwin.

Ed lui ressemblait étrangement. Tous deux des cubes de glace extrêmement doués au niveau des sortilèges, bien que James en connaisse davantage, mais également grâce à la maîtrise de la télékinésie. Une capacité que peu de sorciers maîtrisaient. Et bien que la mémoire de Vattic ne remonte qu'à un an, il maîtrisait beaucoup mieux ce pouvoir que son compagnon, et avait aidé celui-ci à s'améliorer. En à peine quelques cours, Bernadotte s'était amélioré de manière spectaculaire. Alors qu'il faisait venir à lui le miroir d'une simple pensée, l'amnésique se remémora comment ils s'étaient rencontrés. Après un cours de sortilèges commun entre les Gryffondor et les Serdaigles des plus agréables ou ils s'étaient tous deux montrés particulièrement doués, d'autres élèves s'étaient montrés particulièrement jaloux. Des Gryffondors avaient ouvertement critiqué James, tandis que des Serdaigles s'en étaient pris à Edwin. Il n'avait fallu qu'un mot pour que le cœur de glace en étouffe un à moitié, en usant de la télékinésie sur sa gorge, coupant toute arrivée d'air. Le Gryffondor s'était effondré, mais le jeune homme avait relâché sa pression à temps. Il voulait juste le faire taire, pas le tuer.

Usant de sa baguette, il effleura le miroir, qui se mit à onduler comme de l'eau avant qu'un reflet ne s'y forme. Celui d'Edwin.

"Qu'est-ce qu'il t'arrive ? Tu as un problème ?"

Son ton n'était empreint d'aucune émotion, même s'il était intrigué du sort qui avait pu contraindre son compagnon à le joindre aussi tôt dans la journée...
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Edwin A. Bernadotte

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MessageSujet: Re: Etat de choc Télékinésique {James Vattic}   Sam 30 Mai - 18:19

    Une victime de ses émotions. L'attribut de coeur de glace que toute personne ne pouvait faire que de lui prodiguer était compréhensible. Edwin était de ces personnes qui ne semblaient jamais rien sentir, que cela soit la joie, le malheur ou la douleur. Mais la réalité était que le garçon dressait entre lui et le monde, comme une sorte de bouclier d'indifférence, et tassait ses sentiments tout au fond de lui-même, convaincu qu'ils n'étaient que faiblesse que trop d'ennemis se plaisaient d'exploiter. De plus, l'attachement lorsqu'il n'était pas partagé, ou tâché d'hypocrisie, pouvait lui aussi se révéler fatal.

    Seulement, on ne peut être l'inverse de sa propre nature. Et Edwin était un grand sentimental. Un être doué d'une sensibilité hors-du-commun. Il était capable, et même subissait parfois involontairement, la peine des autres, la colère des un, la joie de certains ou la douleur de ceux qui l'entourait. Cette empathie naturelle, qui n'avait rien de magique, ne faisait que souligner son incroyable sensibilité. Autant dire que la dissimuler s'avérait être un exercice d'une difficulté extrême dont il se tirait plutôt bien.

    C'était peut être ça, son unique différence avec James, un ami qui bénéficiait de son attachement, si rare et peu répandu. Les deux jeunes étaient les deux garçons les plus intrigants de leur année. Beaucoup s'évertuaient à pénétrer leur carapace de mystères mais ne faisaient que de renforcer l'insaisissable qui les entourait. Et nombre de gens les admirait secrètement (ou pas dans certains cas) pour leur incroyable talent en magie, notamment au niveau des sortilèges où ils rivalisaient d'ingéniosité. Même si James se montrait plus talentueux dans cette discipline. Edwin, quand à lui, brillait partout de manière général, si bien qu'il s'attirait la jalousie d'une bonne proportion d'élèves qui travaillaient comme des fous pour se maintenir à la moyenne.

    Ces deux jeunes hommes s'étaient rencontrés il n'y avait qu'un an, malgré leur amitié sans faille depuis lors, juste après un cours de sortilèges où leur brillance leur avait apporté quelques ombres jalouses de deux maisons. Ils avait alors fait étalage de leur talent, James usant de télékinésie, un art magique qu'Edwin venait de découvrir chez lui et cherchait à perfectionner. Usant dans un premier temps de sorts de défense, Edwin avait immobilisé ses adversaires par le simple, mais pratique « Immobilus » avant de recourir aux mots pour calmer les esprits bouillonnants. Il s'était alors adressé à James qui était devenu, en peu de temps, son mentor pour la télékinésie …

    Une télékinésie qui ce matin là lui causait bien des torts. Après avoir dévasté les toilettes sans doute, désormais réparées par quelques sortilèges de réparation, voilà qu'elle venait de l'enfermer dans une salle, et le tout en lui prodiguant un mal de tête abominable. Il avait l'impression que ses neurones venaient de perdre leur enveloppe lipidique, et que la moindre pensée, le moindre constat de sa douleur l'électrocutait si bien qu'il donnerait tout ce qu'il avait pour connaître le soulagement, par quelque moyen que cela soit. Drogue, assommoir, voir mort, s'il le fallait.

    Devant la perte de ses moyens, il avait tenté de contacter James, mais avec l'état dans lequel il se trouvait, ses appels étaient restés infructueux, ratés. Glissant le long du mur sous l'effet de sa fièvre, il se retrouva assis sur le sol, l'air pourtant frai de la matinée ne parvenant pas à calmer sa douleur. Le petit miroir dans sa main gauche, la baguette dans l'autre, il regardait sans vraiment la voir, la porte de bois massif qui venait de se refermer. Il était seul avec sa douleur, son incompréhension, et sa peine …

    Ses pensées dérivaient et il ne pouvait lutter contre l'afflux de chagrin qui s'emparait impérieusement de son être. Malgré sa volonté, son esprit revoyait ses cauchemars prophétiques et apocalyptique, montrait les lacunes de sa mémoire, pointait du doigts, paradoxalement, la lettre qui lui annonçait l'état incertain de santé de mère. Pour remettre les choses dans l'ordre, il fallait savoir que chaque nuit, Edwin rêvait de sa mère, sur une plage idyllique qui lui annonçait que son passé n'était qu'un montage, avant que l'île ne soit la proie d'une véritable pluie de météorites, de flammes et de sang. Pourtant, le garçon subissait une terrible tristesse et sa mère lui manquait plus que tout. Autant dire qu'il était complètement égaré dans un monde où réel et virtuel ne semblaient plus pouvoir se dissocier.

    * Non ! Bordel … je vais pas pleurer ! *

    A la fois apeuré à l'idée d'exprimer ses émotions, effrayé par la perspective que tout ce qu'il retenait depuis des années ne se libère soudainement, inquiet à l'idée qu'on ne le découvre dans une telle situation, le garçon tenta de se secouer les méninges. Peut-être fut-ce l'émotion qui, une fois de plus, joua de ses pouvoirs dont le contrôle était en perdition, et renversa quelques tables de la salle de classe, dont celle qui se trouvait tout à côté du garçon.

    Son pouvoir devenait délicat, dangereux, pour lui-même comme pour les autres, et sa migraine empirait encore. Il avait plus que jamais besoin d'aide. Il avait plus que jamais besoin d'un ami proche. Il avait plus que jamais besoin de James. Mais soudain, une pensée le surpris : et si jamais il venait à le blesser dans son manque de contrôle ?! Oh non … il ne se le pardonnerait jamais !

    Son miroir s'illumina alors, révélant, comme un miracle, la figure de son ami. Froide comme à son habitude. Ou, peut être simplement dénué de la moindre émotion, mais avec un intérêt qui se remarquait au niveau de son ton. Il lui demanda ce qui lui arrivait, s'il avait un problème. Et le jeune homme fut prit de court : que fallait-il faire ? Mentir par peur de blesser son ami ? Ou dire la vérité mais s'exposer à ses risques ?

    « James, je …  » Commença le garçon avant qu'une bouffée de fièvre ne le prenne soudainement, l'obligeant à se taire pour porter la main qui tenait sa baguette à son front bouillant.

    Il ferma un instant les yeux, juste pour tenter d'apaiser sa douleur, mais ce fut une erreur. Sans contact visuel, sa télékinésie s'exprima librement où elle le désirait et la fenêtre au dessus du garçon éclata en mille fragment qui étincelèrent un instant sous la lumière du soleil matinal avant de tomber comme une pluie sur le jeune homme.

    Sur sa peau fleurirent alors une multitude de petites coupures dont les pétales rougeâtres grandissaient à vue d'oeil, alimentées par le sang du garçon. Et même si son apparence ne disait rien à propos de la douleur, la lassitude, la peur et la détresse qui l'animait, Edwin s'adressa de nouveau au miroir, dans un murmure volontairement neutre.

    « Je suis désolé de te déranger … mais … si tu pouvais m'aider … »
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James Vattic
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MessageSujet: Re: Etat de choc Télékinésique {James Vattic}   Dim 31 Mai - 13:49

Il était rare que les deux amis conversent ainsi à l'aide de leurs miroirs. Ils avaient conçu ce système en cas de grande urgence, afin de pouvoir se parler à travers de longues distances, si jamais l'un d'entre eux se révélait confronté à de graves problèmes. Et connaissant Edwin comme il le connaissait, James se doutait qu'il n'utiliserait pas ce système de dialogue pour une banale demande, il était bien trop sérieux pour cela. Cependant, si le Gryffondor hérissait un mur de glace autour de son cœur, dans le but principal de se protéger des attaques extérieures, Vattic, en revanche, n'avait jamais souhaité avoir ce mur, et tentait autant que possible de le détruire. Malheureusement, toutes ses tentatives s'étaient révélées vaines. Comme si cette glace-là ce révélait insensible à toute forme de chaleur.

L'autre différence qui régnait entre les deux garçons, c'étaient leurs familles. Bernadotte en avait une, bien qu'il en parlait rarement, et il disposait de souvenirs réels. Du concret. Le Serdaigle, en revanche, était sous la garde d'un Auror, qui l'avait adopté et jouait son rôle de père adoptif autant qu'il le pouvait. Il avait échangé beaucoup de lettres avec son fils spirituel, lui demandant comment se passait son séjour à Poudlard, lui demandant des précisions quant à ce qui s'y passait. D'une certaine manière, on pouvait dire que le Ministère de la Magie disposait d'un espion permanent au sein de l'école de sorcellerie, leur offrant des rapports particulièrement détaillés sur les élèves. James avait particulièrement décrit ses agressions par Ailyn de Longsdale et Melena Alcott. Si l'homme avait été heureux, mais inquiet de sa victoire face à la vampire, il s'était montré d'autant plus stressé lorsque le Serdaigle avait failli mourir face aux fantômes de Melena. Ceux-ci l'avaient vidé de son énergie vitale à tel point qu'il lui aurait fallu plusieurs jours pour se remettre parfaitement. Et pourtant, il s'était rétabli bien plus rapidement que n'importe quel élève l'aurait fait. Un rapport avec ses origines ? Certainement. Restait juste à découvrir ce qui lui offrait une telle protection. La magie noire pouvait ramener un esprit à la vie, ou animer les cadavres, mais protéger en toute circonstance, était-ce véritablement possible ?

Alors qu'il interrogeait son ami, celui-ci s'apprêta à parler, mais fut brutalement interrompu par une violente migraine, qui le fit porter sa main à son crâne, tandis que la vitre située derrière lui explosait en mille morceaux, et tous les bris de verre lui tombaient dessus, le blessant de toute part, comme s'il venait d'être atteint par un Sectumsempra. Ce fut alors qu'il demanda, implorant presque, d'une voix pourtant neutre, de l'aide de la part de son compagnon de Serdaigle. Celui-ci observa rapidement les environs qui encerclaient son camarade, analysant les lieux disponibles à ses yeux, et établit à l'à peu près ou se trouvait Edwin dans le château. A coup sûr, il se cachait dans une salle vide du sixième étage, et il avait visiblement de lourds problèmes avec ses pouvoirs. Comme si sa télékinésie ne lui répondait plus, agissant par sa propre volonté. Instantanément, l'amnésique soupçonna Melena et d'avoir envoyé le fantôme posséder son ami, mais il rejeta presque aussitôt cette hypothèse : Si Edwin avait été possédé, il n'aurait pas tant de problèmes à manier son pouvoir, et sa voix aurait été déformée.

"J'arrive tout de suite."

Et sans un mot de plus, il annula l'enchantement du miroir, ne voyant ainsi plus que le reflet de son propre visage, avant de le rejeter négligemment sur son lit. Aussitôt, il quitta le dortoir à toute allure, et quitta la Tour des Serdaigles au pas de course. Une fois de plus, le chevalier de Catogan lui courut après afin qu'il lui donne le mot de passe pour sortir, mais Vattic ne l'écouta même pas, et se jeta de la rambarde, ralentissant sa chute par un sortilège le rendant aussi léger qu'une plume. A peine heurta-t-il le sol qu'il retrouva son véritable poids, et il repris sa course à un rythme effréné. Il bouscula plusieurs élèves sur son chemin, et un vampire lui montra les crocs d'une manière qu'il croyait certainement menaçante, mais le cœur de glace ne lui accorda pas la moindre attention, continuant à foncer comme un Attrapeur vers le Vif d'Or, ignorant éperdument les Cognards et le jeu des Poursuiveurs. Pourtant, le jeune homme n'aimait pas le Quidditch. Il n'avait rien de particulier contre ce sport, mais il ne supportait pas de voler. Il n'aimait pas les balais magiques, et préférait grandement le transplanage pour se déplacer sur de longues distances. Rien ne valait une bonne téléportation plutôt qu'une quinzaine d'heures de voyages sur un morceau de bois. D'autant qu'on se révélait alors la cible de bien plus d'ennemis de cette manière. Il était beaucoup plus simple de faire tomber un sorcier de balai que de l'atteindre pendant un transplanage.

En quelques minutes, le jeune homme parvint au sixième étage, après avoir gravi les marches quatre à quatre. Il ne ressentait aucune fatigue, mais il avait cependant besoin de reprendre sa respiration, alors qu'il arrivait devant les salles vides. Une seule était fermée, et il y avait de fortes chances pour que ce soit là qu'Edwin se cachait. Mais comme il avait pu le remarquer, James se doutait que son ami ne maîtrisait plus son pouvoir, et risquait même de l'attaquer sans le vouloir. Inspirant à fond, Vattic concentra son énergie télékinésique autour de lui, sur son corps, afin de former comme une carapace d'air, indestructible, pouvant renvoyer tout objet lui arrivant dessus.

Ce ne fut qu'une fois cette protection mise en place qu'il bougea le bras, arrachant d'un geste la porte de ses gonds. Puis il entra dans la pièce, retrouvant Ed, seul au milieu de la salle, couvert d'éclats de verre et visiblement en état de choc et dévoré par la douleur, bien qu'il tentait autant que possible de ne rien laisser paraître.

Rejoignant son ami, James lui plaça alors soudainement ses mains de part et d'autre du crâne de Bernadotte, et, se concentrant une seconde, il usa de sa télékinésie pour inhiber momentanément celle de son compagnon. Tant qu'il maintiendrait le contact et sa concentration, aucun des deux ne pourrait plus utiliser ce pouvoir. Est-ce que la migraine du Gryffondor s'était calmée pour autant ? Vattic n'en savait rien. Il lâcha alors d'un ton calme :

"Racontes-moi précisément depuis quand tu ne te contrôles plus. Qu'est ce qui cause tout ça ?"
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Edwin A. Bernadotte

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MessageSujet: Re: Etat de choc Télékinésique {James Vattic}   Dim 31 Mai - 15:11

    Quand est-ce que cette torture allait s'arrêter ? Un peu comme un prisonnier sur la chaise électrique, le jeune homme espérait à chaque seconde que cela cesse, que la douleur se finisse. Il est dit qu'il faut quatre à sept minutes avant de succomber sur la chaise. Mais lui, cela faisait plusieurs heures, voir plusieurs jours si l'on comptait les migraines périodiques qui le prenait de temps à autres, qu'il souffrait. Et pourquoi ? De quel crime une force surnaturelle voulait-elle le punir ?

    Adossé au mur, recouvert d'éclat de verre, il sentait le sang qui jaillissait de ses blessures se mêler à la sueur froide qui le recouvrait. Sa température devait être de l'ordre d'une quarantaine de degré. C'était à la limite du supportable et sa main qui tenait fébrilement le miroir tremblait quelque peu. S'il n'y avait eut cet effort de paraître neutre, quelques soupires seraient venu mourir sur ses lèvres. Et ce fut un maigre espoir qui naquit lorsque James dit qu'il arrivait.

    La communication par le miroir s'interrompit alors, et Edwin, dans son délire, eut l'impression d'être de nouveau voué à lui-même. La fatigue peut être, si ce n'était la douleur qui obscurcissait son jugement, lui faisait croire qu'il était encore abandonné. Il se releva, glissait sur les morceaux de verre brisé, peinant à conserver son équilibre. Mais, lamentablement, il retomba sur le sol.

    Un sursaut de douleur l'obligea à fermer les yeux à nouveau. Il se rendit compte de son erreur une seconde après le bruit mat qui indiqua la chute d'une nouvelle table d'écolier. Quand il ouvrit les yeux, la salle de classe avait disparu. A la plage, une plage de sable fin bordée par une forêt luxuriante et une mer d'un bleu rivalisant avec un saphir poli.

    Edwin ne reconnaissait que trop bien les lieux et sa migraine l'alarmait encore, lui donnant l'impression qu'une créature démoniaque lui plantait des multitudes de lames dans le crâne, les unes après les autres. Et bientôt, sa mère lui apparue alors, drapée d'une cape noire, l'œil fou. Elle lui hurla à nouveau ses funestes avertissements, selon lesquels son passé était faux, que tout n'était que machination.

    Et bientôt, les pluies de météores et de flammes revinrent encore, dévastant le monde, détruisant l'île, s'abattant sur la femme et réveillant Edwin qui convulsait sur le sol. Il se redressa, le coeur battant, si effrayé que quelques tables, les plus proches, s'éloignèrent de lui par l'intermédiaire d'une onde télékinétique incontrôlée.

    * Qu'est-ce … qui m'arrive … ? *

    La porte s'ouvrit alors soudainement, et Edwin sursauta intérieurement, projetant involontairement une chaise vers l'arrivant qui avait fait sauter le bois. La chaise rebondit sur une sorte de bouclier et s'écrasa un peu plus loin, tandis qu'Edwin réalisait qu'il avait faillit blesser son ami, James, qui le rejoignait enfin.

    Son espoir revit un peu, mais sa détresse était encore bien présente. Elle se permit d'ailleurs de lui rappeler sa présence en lui faisant ressentir la douleur des multiples coupures superficielles qu'il avait un peu partout sur le sol, et qu'il n'avait pas sentit jusqu'alors, trop centré sur sa migraine qui lui dévorait le cerveau à grands coup de dents aiguisées.

    Il se concentra, tentant de maitriser sa télékinésie délirante, et malgré la difficulté qu'il avait à agir ainsi, les chaises qui tremblaient, comme impatience de se jeter sur James, restaient sur place. Son ami s'avança alors vers lui et fit de ses gestes qu'il était le seul à pouvoir faire : il lui plaça deux mains autour de la tête. Au contact, Edwin ne réagit pas, alors qu'un autre aurait eut le droit à une secousse pour empêcher une seconde de toucher de plus.

    Son ami lui avait alors demandé ce qui lui arrivait, des explications sur le moment où il avait perdu le contrôle de son pouvoir. Edwin n'en savait rien, ou du moins, ne voyait pas encore le rapport avec sa conscience torturée par des faux souvenirs implantés par un sorciers aux ambitions douteuses ...

    « Je … je ne sais pas … pas vraiment … depuis … quelques temps … j'ai des migraines … fréquentes et … cauchemars … ça empire … jours après jours et maintenant … ma télékinésie ne répond plus … J'ai … j'ai rencontré une vampire aussi … Aurore … Télékinésiste aussi … mais je crois pas … que ça importe ...  » Dit le garçon d'une voix tellement murmurée que certains mots ne sortaient pas de sa bouche. « Merci d'être venu … mais … il faut qu'tu t'en ailles …. je suis … dangereux … je ne contrôle … plus rien … »
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James Vattic
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MessageSujet: Re: Etat de choc Télékinésique {James Vattic}   Lun 1 Juin - 12:31

Spoiler:
 


Dire que James avait déjà subi ce genre d'épreuve aurait été mentir. Il savait quelle zone du cerveau permettait d'user de télékinésie, et donc, sacrifier momentanément la sienne pour inhiber celle d'une autre personne, Edwin, en l'occurrence, ne lui posait pas le moindre problème. En revanche, savoir ce qui causait une telle perturbation dans ce pouvoir lui était bien plus dur. Il était possible que sa migraine atroce lui dérègle ses facultés, et qu'il ne soit même plus capable de contrôler avec précision chacun de ses pouvoirs, mais qu'est-ce qui avait bien pu lui causer une telle douleur ? Et lorsque le Gryffondor répondit à sa question, la voix entrecoupée par des éclats de douleurs, à la fois fichés dans sa peau et sous son crâne. Visiblement, le maintien de la télékinésie dont usait Vattic ne calmait pas la souffrance. C'était donc celle-ci qui provoquait les surcharges de tension magique chez Bernadotte, et non l'inverse.

Selon Ed, il souffrait de fréquentes migraines depuis plusieurs jours, ainsi que de monstrueux cauchemars, le tout empirant monstrueusement avec le temps. Il avoua aussi avoir également rencontré une vampire, disposant également de leur pouvoir commun, même s'il ignorait si cela avait une quelconque importance. Pour James, il était possible qu'il y en ai une de taille. Les Buveurs pouvaient se montrer redoutablement efficaces sur la psyché des simples humains, et il n'était jamais très agréable de se retrouver pris entre les griffes d'un mort-vivant. Surtout si l'on était, comme Edwin, particulièrement sensible et fragile, malgré une carapace d'acier trempé.

"Raconte-moi, Ed... Est-ce qu'elle t'as mordu ? Est-ce qu'elle t'as fait quoi que ce soit ?"

A aucun moment on ne sentait la moindre inquiétude dans sa voix. Juste une neutralité sans faille. Mais celle-ci ne calmait pas son ami pour autant. Et les réponses n'étaient jamais très claires, avec le jeune homme dans cet état. Il y avait néanmoins un moyen plus simple de calmer le jeu, tout en réfléchissant aussi longtemps que nécessaire à la question. Avant même que le Gryffondor puisse répondre, la main droite de Vattic lâcha le crâne d'Edwin, et un mouvement du poignet fit jaillir la baguette de James entre les doigts de celui-ci, qu'il pointa entre les deux yeux de Bernadotte, avant de prononcer distinctement :

"Psychonautus."

Aussitôt, le monde se brouilla pour les deux amis. L'impression qu'un crochet venait de s'accrocher à leur nombril pour les entraîner dans un tourbillon de couleurs, d'odeurs et de sons leur fit rapidement penser à un Portoloin, mais il était impossible de transformer un être humain de cette manière. Non, James venait d'user d'une méthode extrêmement peu connue, mais qui pourrait se révéler particulièrement efficace. Et alors que le tourbillon prenait fin, Vattic se rétablit rapidement dans les airs, avant d'atterrir sur ses pieds. Il vacilla pendant un instant, mais reprit son équilibre à temps, et se retourna vers son camarade de Gryffondor, dont il ignorait si la chute avait été plus brutale que la sienne. Après tout, il n'était pas habitué à ce genre de voyage, même s'il était un maniaque des Portoloins.

Arrivant aux côtés de son ami, le Serdaigle observa les alentours. Ils se trouvaient sur une île, sur une plage au sable fin et clair. Une île ou régnait une immense forêt tropicale, et bordée par un océan aux aussi pures que du saphir. Ici, Bernadotte ne ressentirait aucune douleur. Aucune sensation malsaine. Ce fut alors que James s'expliqua :

"Excuse-moi. J'ai utilisé ce sort afin d'inhiber ta migraine et de clarifier tes pensées le temps que nous trouvions l'origine de ton problème. Nous sommes entrés dans ton esprit. Nous pourrions passer des années ici, il ne se passerait que quelques secondes dans le monde physique. Normalement, je préfère entrer dans le cerveau d'une personne qui m'en aura donné la permission, mais, en de telles circonstances, j'ai préféré agir au plus vite..."

Il observa un instant le décor. Un vrai paradis. Était-ce à cela que ressemblait véritablement l'esprit d'Edwin ? Ou n'était-ce rien de plus qu'un illusion ?

Plissant légèrement les yeux, James observa les alentours, et il put remarquer, loin, très loin, au bord de l'océan, de gigantesques murs de glace. Il n'était pas difficile d'arriver à la conclusion suivante : Un monde sublime, mais fragile, entouré d'une barrière glaciale insurmontable. Les deux sorciers étaient bien dans l'esprit de Bernadotte.

Soupirant, l'amnésique vint s'asseoir sur un rocher. Ce monde avait entièrement été façonné par le Gryffondor. Il pouvait ainsi le modeler à volonté, en faire ce qu'il voulait.

Enfin installé, le cœur de glace observa un long moment son ami avant de finir par reparler, lui laissant s'habituer à ne plus avoir un porc-épic à la place du cerveau.

"Est-ce que tu peux me dire ce qui aurait pu provoquer cette migraine, chez toi ? Est-ce que la Buveuse t'as fait quelque chose de particulier ?"

Les Buveurs. Edwin avait fini par le remarquer, c'était ainsi que James nommait les vampires. Sans intention péjorative, du moins...
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MessageSujet: Re: Etat de choc Télékinésique {James Vattic}   Lun 1 Juin - 13:42

Spoiler:
 

    Il lui demanda si elle l'avait mordu. Il le regarda un instant sans comprendre. James n'avait pas prit en compte son avertissement. Edwin, avec du retard du à la douleur qui perturbait sa réflexion comprit que James bloquait sa télékinésie. Il n'empêche qu'il pouvait toujours avoir un moment d'égarement, relâcher la concentration et … Non, Edwin ne préférait même pas imaginer ne serait-ce qu'une seconde ce qui pourrait arriver dans un tel cas.

    Edwin aurait voulu répondre à son ami, mais il s'en trouvait incapable. La douleur atteignait un point où même ses plus recents souvenirs étaient d'une complexité hors-norme à récupérer, à rappeler à sa conscience. Il fallait dire que sa mémoire avait déjà été lacérée par un sorcier sans scrupules, ce qu'il ne savait pas, mais que cela ne l'aidait pas à conserver un esprit lucide.

    De là, probablement, venait la migraine. Ses souvenirs profonds, bloqués par la magie, opposés à des simulacres de souvenirs falsifiés … Leur altercation silencieuse était la cause unique de cette douleur aigüe d'autant plus que plus Edwin doutait et accordait de crédibilité à ses cauchemars, plus les souvenirs profonds se renforçaient et plus sa tête imitait un moteur à explosion. Et que sa télékinésie déraille.

    De loin, comme provenant d'une radio mal réglée, le jeune homme agonisant entendit son ami prononcer la formule d'un puissant sortilège. Edwin le connaissait bien parce qu'il avait particulièrement attiré son attention lors d'une de ses lectures personnelle. Un sort d'une complexité farouche permettant à l'utilisateur et à sa cible d'entrer dans le subconscient de cette dernière. Un sort utilisé par les médicomages, en général, pour guérir de certains troubles psychiques ou même ne serait-ce que les comprendre, voir rappeler les comateux à la conscience.

    Mais cela ne l'empêcha pas d'être surpris quand il sentit une sorte de crochet le tirer par le nombril, l'entrainant dans un tourbillon de formes et de couleur, qui, pour un migraineux présentant le symptôme de photophobie, n'était pas spécialement agréable. Cela dit, au fur et à mesure du voyage, sa tête semblait se calmer progressivement, comme si les flammes qui y régnait s'éteignaient peu à peu …

    L'atterrissage fut moins agréable. Tombant à la renverse sur un sol de sable fin, le jeune homme redressa la tête pour contempler avec horreur le monde de son rêve, de sa terreur nocturne quotidienne. Une plage de sable blanc, bordée d'une forêt luxueuse … un île encerclé par une mer d'un bleu éclatant, magnifique. Mais cette fois, il y avait, à l'horizon, des sortes de barricades géantes de glace.

    * Subconscient ... *

    Sa peur le quitta alors. Son rêve, résultat de son subconscient ne pourrait pas se produire s'il ne le voulait pas de lui-même. Ou s'il n'y pensait simplement pas. Mais il était difficile d'oublier que, dans la suite perpétuelle que suivait son cauchemar, une femme habillée de noir arrivait, se présentant comme sa mère et lui hurlant des avertissements sur le fait que sa vie n'était pas celle qu'il croyait.

    James s'excusait pour avoir employé le sort afin d'entrer dans le subconscient du garçon. Edwin lui fit comprendre, d'un seul regard, qu'il ne lui en voulait pas et qu'il comprenait très bien. La communication visuelle était une de choses qu'Edwin savait faire de mieux. De plus, il pouvait exprimer tout son art à la perfection, maintenant qu'il n'avait plus l'impression que son cerveau n'était qu'une pelote à aiguille.

    Edwin s'intéressa alors à la question de son ami. Il voulait savoir si Aurore lui avait fait quelque chose. Le jeune homme remarqua l'usage du terme « Buveuse » qui était généralement employé par les personnes n'appréciant pas réellement les vampires ou les loup-garous. A cet instant, une pensée s'imissa dans l'esprit d'Edwin : James faisait-il partie du mouvement de Libération de Poudlard, comme lui ?

    Il fallait dire qu'Edwin avait des conception particulières. Il se trouvait qu'il faisait partit de ce groupuscule. Mais sa véritable motivation était seulement dirigé contre les vampires « sanguinaires », lesquels, pour l'exemple, l'avaient déjà attaqués lui et Dante alors qu'ils se rencontraient. Seulement, Edwin était le plus proche ami de Solane, un dirigeant d'un clan « Végétariens ». Et il voulait les protéger …

    Enfin …

    « Aurore ne m'a rien fait … Enfin … pas que je sache … elle m'a mordu ... mais elle semblait s'en vouloir et ne m'a pas injecté de venin ! » Avoua Edwin en montant une marque sur sa nuque. « Quand à ma migraine … je n'ai pas vraiment d'idée ... à moins que … »

    Edwin se tut. Il n'avait pas envie d'aborder le sujet de sa mère entre la vie et la mort. Ce fut alors son subconscient qui le trahit. Car avoir pensé à sa mère fit surgir de nulle part une femme toute de noir vêtue, commençant à vociférer ses habituelles et terribles paroles sur le passé faux d'Edwin, sa vie qui n'était pas ce qu'il pensait qu'elle était.

    Edwin prit peur et son subconscient chercha alors à se réfugier dans ses souvenirs antérieur. L'univers changea, et James et Edwin se retrouvèrent sur une sorte de plate-forme blanche, flottant dans un monde infini, noir. Edwin s'aperçu qu'il n'arrivait pas à accéder à quelques souvenirs de son enfance …

    « Depuis quelques temps … j'ai cette impression … Je ne parviens pas à me souvenirs de plusieurs choses … tout s'évade petit à petit … » Commença sombrement Edwin. « James … je crois que je deviens … amnésique ... »
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James Vattic
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MessageSujet: Re: Etat de choc Télékinésique {James Vattic}   Mar 2 Juin - 12:57

Spoiler:
 


Le fait d'être libéré de sa migraine, ne serait-ce que temporairement, fit un grand bien à Edwin, qui sembla pouvoir à nouveau penser correctement sans avoir l'impression que sa tête allait soudainement exploser. Aussi, sitôt que James lui reposa sa question, le Gryffondor put y répondre sans contraintes, affirmant que la Buveuse ne lui avait rien fait, se contentant de le mordre, sans le contaminer. Aussitôt, Vattic lança un regard de reproches à son ami, quant à l'action irréfléchie qu'il avait commis, mais il n'ajouta rien de plus, laissant son compagnon s'expliquer. Il n'avait pas la moindre idée d'où venait sa migraine, bien qu'il manqua de laisser échapper une information. Cela n'avait pas échappé au Serdaigle, qui l'aurait interrogé sans pitié si une femme vêtue de noir n'avait pas soudainement jailli de nulle part, hurlant et vociférant des mises en garde à l'encontre d'Edwin, le prévenant que son passé n'était pas celui qu'il croyait.

Mais l'amnésique n'eut pas le temps d'en entendre davantage que la femme avait disparu, avec tout l'univers qui les entourait, d'ailleurs, les enfermant sur une simple plaque blanche, au milieu d'un néant infini. Comme quoi, l'esprit est parfois bien plus grand qu'on ne voudrait l'admettre. Aussitôt le changement de lieu terminé, James attendit quelques instants avant de demander d'un ton neutre :

"C'était ta mère ?"

Il en avait tiré cette conclusion à cause de la légère ressemblance qu'il y avait entre la femme et Edwin, et aussi grâce à l'expression quasi-instantanée qui s'était gravée sur le visage de l'élève de la Maison de Godric. Il connaissait très bien cette femme, mais là, dans cet univers, il la craignait. Pourquoi, James n'en avait aucune idée. Peut-être avait-il été un enfant martyrisé, ce qui aurait largement expliqué la raison de son mutisme et de sa méfiance absolue envers le monde entier.

Edwin attendit quelques instants avant de rouvrir la bouche, expliquant que plus le temps passait, plus ses souvenirs lui semblaient de moins en moins perceptibles, glissant comme de l'eau entre ses doigts, malgré tous efforts pour les retenir. Il craignait de devenir amnésique.

S'approchant de son ami, James leva la main et, sans prévenir, celle-ci frappa l'arrière du crâne de Bernadotte, le stoppant aussitôt dans ses lamentations. Une habitude que le Serdaigle avait pris afin de remettre les idées en place de quelqu'un perdu dans ses pensées, ou qui émettait trop d'idées idiotes à la suite. David en recevait tellement qu'il se plaignait de craindre des bosses, à force. Edwin, en revanche, en avait reçu très peu...

"Si cette vision inconsciente t'affirmait que tes souvenirs étaient faux, peut-être que ce sont ces morceaux de mémoire trafiqués qui disparaissent au fur et à mesure..."

S'éloignant d'Edwin, il s'approcha du bord de la plate-forme, fixant le vide absolu. Soudainement, un bruit sourd parvint à leurs oreilles, et James se retourna sur le champs. Un petit bonhomme, vêtu d'un costume cravate, aux cheveux coiffés avec une raie bien nette et possédant d'épaisses lunettes rondes avait soudainement atterrit sur la plaque blanche. Hurlant à qui mieux mieux, il brandissait un tampon en se précipitant sur Vattic. Celui-ci leva la main et, d'un coup de poing télékinésique bien placé, éjecta le bonhomme en question qui tomba dans le néant et disparut rapidement...

"Les Censeurs..."

Les Censeurs était des formes de police de l'esprit. Traquant les manies, les folies ou les hallucinations, ils s'en prenaient à tout ce qui n'avait rien à faire dans l'esprit qu'ils protégeait. Et, en l'occurrence, la place de James n'était pas dans le cerveau d'Edwin. D'autres pouvaient jaillir, mais Vattic n'aurait aucun problème à s'en débarrasser, tant qu'il ne bougeait pas de la plaque...

Soupirant, le jeune homme se retourna et reprit sa conversation avec Bernadotte comme si de rien n'était, avant de lui demander :

"Est-ce que ta migraine a commencé à partir du moment ou tu as rêvé de cette scène ?"

James se doutait que son ami n'avait pas pu voir une telle scène dans la réalité. Il était donc bien plus probable que cela se soit produit pendant son sommeil...
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MessageSujet: Re: Etat de choc Télékinésique {James Vattic}   Mar 2 Juin - 22:08

Spoiler:
 

    Lorsque James lui demanda si l'apparition qui avait conduit, plus ou moins directement, au changement complet du décors était sa mère, le jeune homme resta un moment figé. Et même si son visage, par habitude, n'exprimait aucune émotion clairement, il demeurait incapable d'affirmer la supposition de son ami. Quelques souvenirs, parmi ceux qu'il conservaient encore dans les méandres de son esprits torturés, assimilait le terme maternel à cette femme.

    Et pourtant, au fin fond de lui-même, se trainait comme un doute, une sorte d'angoisse terrible qui aurait pu, s'il l'avait laissé s'exprimer librement, le paralyser de terreur. Cette femme-là … était-ce vraiment celle qui l'avait mis au monde, l'avait aimé, l'avait éduqué ? Cette dame qui lui ressemblait tellement idéalement … n'était-elle pas, comme ses cauchemars ne cessaient de lui répéter, qu'un leurre ? Une image ? Un faux ?!

    La simple idée de considérer véritablement consciemment cette perspective lui procurait un étrange malaise qui se prononçait par une sorte de fourmillement désagréable au niveau de l'estomac. Afin d'éviter de ruminer davantage, et seul, de sombres et obscures pensées, le jeune homme chercha le regard de James pour lui répondre.

     « Oui ... »

    Après qu'il se soit mis à balbutier des paroles dérisoires dont la logique avoisinait le zéro absolu, il reçu de la part de James une frappe sur l'arrière de la tête. Il remercia le ciel de ne pas avoir les douleurs de sa migraine qui, ajouté à ce si léger coup, aurait suffit pour le faire tomber dans un océan de pomme avant qu'il n'eut le temps de prononcer « Oh la belle rouge ... » …

    James lui fit par de sa théorie selon laquelle, si des morceaux de mémoires d'Edwin disparaissaient, il s'agissait peut être d'une réaction naturelle de l'esprit d'un sorcier qui chassait des éléments trafiqués. En quelques sortes, James était en train d'affirmer qu'Edwin avait peut être des souvenirs falsifiés dans sa conscience et qu'ils généraient toutes les perturbations dont il subissait, actuellement, les conséquences.

    De nouveau, la perspective que sa mère, son père, et l'intégralité de ses souvenirs soient faux lui traversa l'esprit, et s'imprima dans ce dernier comme une image parasite qui résistait à tous ses efforts pour la chasser de sa tête. Non … cela ne pouvait pas être possible … il s'en serait rendu compte … ce n'était pas imaginable de faire subir ça à quelqu'un n'est-ce pas ? Et pourquoi lui aurait-on fait ça à lui d'abord ? Non, non, c'était tout bonnement impensable ! Impossible ! Non !

    Quand soudain, un petit homme habillé en pingouin se matérialisa sur la plateforme blanche. Il tenait un tampon dans sa main droite et, accompagné d'un hurlement éloquent, se précipita vers James comme dans le fol espoir de l'éradiquer des lieux. James se défendit avec ce style qui le caractérisait si bien, cette forme de nonchalance dans la réalisation de prouesses techniques qui suscitaient bien souvent, chez les observateurs de sa défense, une admiration sans conteste.

    James fit alors mention d'un Censeurs. Même si Edwin était plutôt curieux sur la nature de ces petits êtres qui parasitait son esprit, il supposait avoir suffisamment de tracas pour se préoccuper des petits nains qui pullulaient dans son psychisme. James reprit la parole, après un soupire, lui demandant si sa migraine avait commencé avec l'arrivée de son rêve. Pertinent.

    « Oui mais ... » Commença Edwin avant de s'interrompre, soudainement éclairé.

    Il comprenait où James voulait en venir et la perspective tant redoutée revint encore, plus violente qu'auparavant. Son passé était-il vraiment falsifié ? Faussé ? Manipulé ? Virtuel ? Est-ce qu'un homme l'avait vraiment dépourvu de ses souvenirs, de sa mémoire, au profil d'y insérer des images sans la moindre réalité ? Mais … pourtant ! Il avait réellement l'impression d'avoir vécu ses souvenirs là comme celui …

    Celui …

    Oh … Il ne sentait plus rien. Les rares images qui revenaient encore à la surface de sa conscience perdait en éclat. Les sonorités s'en détachaient, se perdaient dans les néants de l'oubli et de l'inexistant. Les sensations s'évaporaient. Les saveurs s'éloignaient dans l'infini. Il se voyait peu à peu détroussé de sa mémoire, les souvenirs semblant vaciller les uns après les autres.

    Il avait alors l'impression de sombrer. De tomber dans un long tunnel sans fond tandis que la vérité se présentait à lui. Il avait été manipulé. Il tombait. Tombait encore dans le puits. Et il réalisa que la plateforme avait vraiment disparu et qu'ils, James et lui, descendaient vraiment dans des profondeurs sans fin.

    D'un effort de volonté, il fit renaître la plaque.

    « Sortons de ma tête … » Annonça sombrement Edwin. « S'il te plait ... »
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MessageSujet: Re: Etat de choc Télékinésique {James Vattic}   Jeu 4 Juin - 11:41

Edwin commença à saisir ce qu'insinuait son ami et mentor, selon le fait que ses souvenirs étaient peut-être véritablement trafiqués. Pourquoi ? Et par qui ? Peu importait. Pour le moment, du moins. L'important était de faire cesser cette migraine et de trouver son origine, sans quoi le jeune Bernadotte ne retrouvait pas son contrôle de ses pouvoirs, et pourrait alors finir par blesser quelqu'un. Non pas que James se souciait de la santé des cibles potentielles de la télékinésie défaillante du Gryffondor, mais il refusait de soumettre son compagnons à de tels problèmes, qui pourraient lui valoir de sérieux ennuis face aux professeurs, ou même au ministère. Vu l'état dans lequel les dirigeants se trouvaient ces temps-ci, ils pourraient très bien se montrer capables d'envoyer le pauvre Edwin à Azkaban. Et même si celui-ci était en apparence aussi froid qu'un iceberg, Vattic savait pertinemment qu'il ne tiendrait pas longtemps face aux Détraqueurs.

Alors que le jeune homme s'apprêtait à répliquer, il sembla soudainement perdre le contrôle de son esprit, et la plaque blanche sur laquelle ils se trouvaient disparut soudainement, les précipitant vers un néant sans fin. Usant de sa volonté, Edwin fit réapparaître la plate-forme, ce qui obligea James à accomplir une acrobatie pour atterrir sur ses pieds, tandis que son ami lui demandait d'un ton morne à ce qu'ils quittent son esprit. Il semblait même prêt à supplier le Serdaigle d'exaucer sa demande, mais celui-ci trancha d'un ton ferme :

"Non."

Il s'approcha de son ami et, lui attrapant l'épaule, le conduisit au bord de la plaque, le forçant à observer le fond sans limites qui les attendaient s'ils venaient à tomber. Et l'amnésique reprit sur son habituel ton neutre :

"Ici, tu n'as aucune migraine, aucune chute ne peut nous tuer, et tout cet endroit est sous ton contrôle. Le seul risque qui nous attendrait serait de voir nos projections mentales éjectées de ta tête, mais nous ne risquons rien de plus. Et si nous sortons, tu souffriras à nouveau à tel point que tu ne seras même plus capable de penser. J'ai besoin de toi l'esprit lucide. Du moins, si tu souhaites véritablement que je t'aide à aller mieux... Ramène-nous sur l'île..."

Le ton du cœur de glace était sans appel. Tant qu'il n'aurait pas ce qu'il voulait, il ne céderait pas. Edwin aurait beau geindre ou tempêter, son ami se montrerait aussi inébranlable qu'un rocher sur lequel les vagues de l'océan viennent se briser avec toute la force dont elles sont capables. N'étant pas sensible à la colère ou à la compassion, rien ne pourrait le contraindre à accepter.

Deux censeurs réapparurent, et subirent le même sort que leur précédent compagnon, sans même que James ne les regarde. Il fixait intensément son compagnon, attendant une réponse, alors que quelque chose d'étrange semblait monter en lui. Une sensation particulièrement désagréable, au sein de son estomac, qui remontait jusqu'à son cœur, emplissant peu à peu tout son organisme. Alors qu'Edwin ne réagissait toujours pas, James perdit tout contrôle momentanément, et se mit alors à hurler :

"TU VAS NOUS RAMENER SUR CETTE ÎLE, OUI ?!!!"

Aussitôt, le Serdaigle se tut, surpris par son propre comportement. Il ne s'était jamais mis en colère jusqu'à présent, incapable de ressentir des émotions comme celles-ci. Alors pourquoi y était-il soudainement parvenu, alors qu'il tentait d'aider son ami à la raison vacillante ? Un peu perdu, il secoua la tête, avant de recommencer à fixer son ami de son habituel regard dépourvu de la moindre émotion, et il se remit à parler d'un ton calme :

"Désolé... Ramène-nous sur cette île, s'il te plaît. Elle a beau faire partie de ton esprit, cette expression mentale de ta mère fait partie de ton inconscient, et nous pourrions être en mesure d'en tirer quelques informations, à condition de poser les bonnes questions. Bien entendu, dans ce cas, il ne faudra que garder le contrôle du monde qui l'entoure. Tu t'en sens capable ?"

De toute façon, Edwin n'en avait pas vraiment le choix. S'il refusait, il serait contraint à subir une horrible migraine jusqu'à sa mort...
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Edwin A. Bernadotte

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MessageSujet: Re: Etat de choc Télékinésique {James Vattic}   Sam 6 Juin - 14:29

Spoiler:
 

    Tranchant comme les lames d'un rasoirs, James refusa de les faire sortir de sa tête. Edwin le regarda d'un de ses airs qui n'expriment rien. Il n'était pas de ceux qui s'offusquent pour un oui ou un non. Il aimait avoir les explications qui conduisaient à de telles réponses avant de réagir. C'est pourquoi, il demeura silencieux et prêt à bénéficier d'informations supplémentaires pouvant conduire son ami à lui refuser l'intimité de son esprit.

    Alors, James lui attrapa l'épaule avec une certaine fermeté qui venaient certainement de son absence d'émotions. Ou plutôt de son impossibilité à les sentir. Avec entrain, il le conduisit jusqu'au bord de la plaque révélée à l'instant par Edwin. Il lui fit observer le vide sans fond, l'infini de sa conscience, l'éternité mystérieuse de l'âme humaine. Edwin se redressa, sans comprendre immédiatement où il voulait en venir.

    Il ne fallait pas croire qu'Edwin avait déjà oublié ce qu'il venait de réaliser. Son passé n'était peut être qu'un mythe, une fausseté de son esprit introduite par il ne savait quel moyen. Peut-être était-ce hier qu'il avait été le vrai Edwin, et qu'aujourd'hui, sa mémoire modifiée lui avait fait perdre tout ce qu'il avait acquit ? Peut-être n'était-il pas le garçon qu'il croyait être ? Peut-être était-il une fille ? Peut-être que le monde qu'il percevait n'existait même pas !

    James lui expliqua qu'ici ils ne risquaient pas de revoir Edwin récupérer sa migraine atroce. Il voulu alors retourner sur l'île. L'ïle des rêves d'Edwin qui lui valait ses terreurs nocturnes, ses insomnies, et peut-être même ses migraines …

    Et alors qu'il ne réagissait pas, James, précedemment attaqué à nouveau par deux censeurs, se mit à hurler. La colère se lisait dans ses yeux, s'entendait dans sa voix, se voyait dans son comportement. Il était en colère. C'était plus de ce dire que l'insensible ressentait qui produisit chez Edwin, une véritable stupéfaction. James sentait.

    Il s'était repris, comme si de rien n'était. Demanda l'ile.

     « Heum … ok … » Fit Edwin qui estimait inutile de parler de l'accès de colère de son ami qui ne semblait pas vouloir le faire.

    Les yeux clos deux secondes suffirent à Edwin pour faire réapparaitre l'ile qu'il ne connaissait que trop bien. Et Elle semblait les attendre, déjà … Sachant qu'après, les boules de feu arrivaient et démolissaient tout, Edwin glissa à son ami …

    « Prépare-toi à courir … ».[/color]
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Etat de choc Télékinésique {James Vattic}
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