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 Douce nuit, incessant Mystère.. [Edward D.]

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Aurore A. de Saint-Faye
« Sweet poison, delicious agony »
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Féminin Nombre de messages : 315
Age : 26
localisation : A vous de chercher, je pense que vous êtes assez grand.
âge rp : Comment osez vous ? Bon, très bien.. J'ai 110 ans, mais considérez en 17.
sortilège — potion fétiche : Le sort d'amnésie et le philtre d'amour font partit de mes favoris.
race : — vampire
animal de compagnie : Une chatte angora noire avec une tache blanche sur le front, prénommée Nyx, comme la déesse de la nuit.
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petit message : « Le délice du sang n'a d'égal que celui de l'amour »
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MessageSujet: Douce nuit, incessant Mystère.. [Edward D.]   Mar 16 Juin - 17:19

Spoiler:
 


      Une nouvelle soirée de solitude s'offrait à moi, pour m'occuper, j'avais décidé de me balader un peu, cela ne pouvant me faire de mal. J'ai donc quitté les dortoirs vers 22h30, après avoir enfilé une longue robe noire aux bretelles fines, et une paire de chaussures à talons toutes aussi sombres. Je me suis faufilée dans les couloirs suivie de près par Nyx, ma douce et fidèle féline, je savais parfaitement que personne ne me repèrerais, j'étais discrète et rapide, suffisamment pour pouvoir quitter l'enceinte de l'école sans le moindre problème..

      Je me suis rapidement retrouvée dehors, l'air frais jouant avec mes cheveux d'or. Pour la première fois depuis des siècles, je me sentais enfin vivre.. Mon coeur se serait mis à battre que cela ne m'aurait pas étonné, cependant je savais que c'était impossible, et aussi étrange que cela puisse paraître, j'étais heureuse d'avoir l'immortalité.. L'éternité devant moi. J'ai erré un moment dans le parc, voyageant au travers de rêves irréalisables et d'espoirs fous, qu'importait le fait que ça n'arriverait jamais, je ne désirais qu'une chose : profiter, rien qu'une fois, du temps et de la douceur de cette nuit sans lune.

      Après avoir traversé le parc, je me suis rendue au lac, croisant l'arbre que Solane avait mutilé la dernière fois que nous nous y étions retrouvés. Ce souvenir à fait naître un léger sourire au coin de mes lèvres alors que ma féline se frottait à mes jambes, quémandant des caresses. Je l'ai prise dans mes bras et me suis assise un instant dans l'herbe duveteuse, fixant vaguement l'eau noire du lac ou se reflétaient le peu d'étoiles parvenant à se faire voir, à percer les nuages qui tentaient de les effacer.

      Au bout d'une heure de contemplation, je me suis décidée à bouger, je n'allais tout de même pas passer la nuit là, à ne rien faire, alors que je pouvais sans trop de mal m'éclipser à Pré-au-lard. Aussi discrète que possible, je me suis dirigée à l'extérieur de Poudlard, me retrouvant vite dans le petit village tout proche.. Ou allais-je me rendre, à présent ? J'ai hésité, flâné, pensé, avant de voir la cabane hurlante à quelques mètres de là ou je me trouvais.. Peut-être qu'y faire un tour pourrait m'occuper ? Oui, c'est à l'exploration que j'occuperais le reste de ma nuit.

      J'ai passé les grilles qui bordait les lieux, et me suis dirigée vers la porte, que j'ai poussée. Si je n'avais pas l'immortalité avec moi, je crois que j'aurais frissonné de tout mon être, pourtant j'ai avancé et ai pénétré dans la maison soit disant hantée. Le silence qui y régnait n'était pas des plus rassurant, et le sol craquant sous mes pas est parvenu à faire naître un semblant de peur, qui a rapidement disparu pour laisser place à un sourire presque imperceptible, après tout, c'était stupide d'avoir peur ainsi !

      Après un long moment de vas et viens, je me suis rendue au premier étage, me méfiant de chaque craquement du sol, craignant que celui-ci ne se dérobe sous mes pas. Les toiles d'araignées ne manquaient pas, les vieilleries non plus, et pourtant cet endroit avait un charme que je n'aurais su décrire. Peut-être était-ce à cause, ou plutôt grâce, à la nouvelle joie de vivre qui m'habitait depuis le matin même.. Je parvenais à trouver une part de beauté à chacune des choses que je voyais. Enfin, il fallait que je me reprenne, que je cesse de planer ainsi, et que je redevienne l'Aurore que j'étais quelques jours avant.

      La confiance c'était bien, mais l'insouciance l'était moins, ainsi me suis-je appuyée contre un mur, croisant les bras, appuyant ma tête sur la surface de bois, les yeux fermés.. Je ne sais pas combien de temps je suis restée là, immobile, silencieuse, avant qu'un son ne me sorte de ma méditation.
      .

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Edward Dashwood
« Little drop of POison »

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sortilège — potion fétiche : Legilimens - pénétrer l'esprit des gens
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MessageSujet: Re: Douce nuit, incessant Mystère.. [Edward D.]   Mar 16 Juin - 18:22

Spoiler:
 


« Non non, recommencez Mr Gagfroy, et gardez-les yeux ouverts. »


« C’est inutile je n’y arrive pas… »

« Ne dites pas cela, tenez, je vais vous envoyez l’un de mes meilleurs élèves : Dashwood ? »

L’interpellé releva vaguement la tête, lui qui était tranquillement en train se sommeiller sur sa table ne comprit pas immédiatement de quoi il s’agit. Néanmoins très apte à s’adapter à toutes les situations, il mima un léger sourire, de la même façon que s’il avait suivit toute la conversation.

« Apprenez le sortilège d’Incendio à ce garçon, je dois m’occuper d’un autre cas. » Reprit le professeur en lui léguant généreusement sa place.

« De qu… Que… Moi ?? » Gémit le dandy en affichant une mimique contrariée.

« A ce que je sache il n’y a pas d’autre Edward Dashwood dans cette pièce… J’ai bien conscience que vous venez de terminer vos heures supplémentaires mais une bonne action ne coûte rien. »

Vous l’aurez compris, nous sommes en pleine séance de « rattrapage » pour les élèves considérés comme « en difficulté » ou plus couramment surnommés « les nuls » par les gens comme notre Edward, sorcier accomplis à force de courage et de beaucoup de travail. Si notre Serpentard se trouve ici, ce n’est pas de bon cœur,mais bien une punition de la part de du représentant de la maison des verts et argents, pour avoir volontairement humilier son professeur de défense contre les forces du mal lors d’un simple exercice. Condamné à un mois de corvées, le jeune homme tentait de garder bonne figure, même dans les cas extrêmes… Comme celui-ci. Ravalant son mépris, il se contenta de lever le menton et de venir s’asseoir en face de cet incompétent de Gryffondor, le toisant discrètement.

« Bon, regarde-moi faire et reproduit exactement les mêmes gestes sans rien prononcer pour le moment. » Dicta le Dom Juan en accomplissant plusieurs mouvements souples du poignet, sa baguette en main.

L’élève fit de même… Jusque-là, aucun problème. Il lui demande ensuite de répéter la formule en articulant puis de relier les deux pour invoquer cette petite flamme froide sensée apparaître au bout de son bâton magique. Manque de bol, le sortilège fut un véritable désastre et à peine eut-il terminé de bafouiller un « Inzandiau » qu’une explosion retentit laissant reposer une épaisse fumée noire un peu partout dans la salle. Blasé, le visage teinté de noir et de gris, les cheveux en bataille et les vêtements au moins aussi sales, Edward fixa le mécréant sans cacher un certain dégoût puis il quitta sa chaise et claqua la porte sans plus de cérémonie.

°°°

Il devait être entre 23h et minuit lorsque le sorcier ressortit de sa douche propre comme un nouveau né. Toujours exaspéré cependant, il ne se rendit pas à son dortoir et préféra la douceur d’une soirée en solitaire à la compagnie d’ignobles crétins obstruant son passage. La lune était presque ronde, et le ciel dégagé de tout nuage… Restant froid à toute cette beauté naturelle, le dandy continua sa marche et s’enfonça encore un peu plus loin au Nord. Qu’y avait-t-il là-bas ? Derrière ces broussailles ? La cabane hurlante évidemment… On la dit hantée… Oui, « on dit », encore une fois… Une légende pure et dure, inventée par des petits malins assez futés pour qu’elle se repende. Au pire du pire, que peut-on dénicher dans cette vielle mansarde ? Quelques araignées certes, des bêtes peu ragoûtantes voire un loup garou égaré… Mais n’allez pas nous faire croire que des esprits maléfiques jouent au carte là-dedans. Amusé par sa propre bêtise, Edward esquissa un léger sourire qui déserta bien vite à la vue de la fameuse cabane. Fronçant les sourcils et se mordillant subitement la lèvre, le sorcier jeta un rapide coup d’œil autour de lui ais n’entendit que le vent qui faisait grincer les branchages. Peu rassuré mais pas apeuré pour autant, il pénétra la vulgaire habitation avec prudence… Sans faire le moindre bruit. Vêtu d’un jean, d’une chemise noire surplombée d’un gilet de la même couleur, il se fondait assez bien au décor lugubre qui l’encerclait…

À première vue… Personne. Qu’importe, après tout, que risquait-il de pire que ces cours particuliers à donner le samedi soir ? Sortant ses mains de ses poches il effleura quelques objets se trouvant dans la pièce. Des vieilleries sans importance : meubles en sale état, un lit peut-être, une vieille lampe qui lui rappela celles que l’on pouvait trouver dans les chaumières des années 1900, et une petite boîte à musique qu’il observa un instant, l’air… Intrigué. Tellement concentré dans ses recherches, il en omit une autre présence qu’il ne tarda cependant pas à remarquer… En effet, relevant la tête, il tomba nez à nez avec une silhouette dissimulée dans l’ombre d’un mur. Sous l’effet de surprise, il lâcha la boîte à musique qui alla se briser sur le parquet en parvenant néanmoins à contenir un « Ah ! » de frayeur. Qui étai-ce ?? Un de ces esprits dont on lui avait parlé ?? Non… C’était une femme… Une femme dont il crut reconnaître le parfum.
Reculant de quelques pas, le Serpentard glissa ses mains sur son visage et reprit la parole, d’une voix grave et contenue, comme à son habitude…

« Aurore… C’est malin, tu savais depuis le début que j’étais là et tu n’as rien dis. »

Sortant sa baguette d’un geste vif et habile de la poche arrière de son jean il la pointa vers le visage de la belle et murmura suavement :

« J’aurais pu te tuer tu l’sais ça ? »
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Aurore A. de Saint-Faye
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MessageSujet: Re: Douce nuit, incessant Mystère.. [Edward D.]   Mar 16 Juin - 19:11



      « Aurore… C’est malin, tu savais depuis le début que j’étais là et tu n’as rien dis. »

      Cette voix, je la connaissais bien, trop peut-être. A tel point que j'en avais mémorisé les moindres intonations, les changements et la mélodie ne pouvant passer inaperçus à mes oreilles. J'ai retenu un sourire, filant derrière le jeune homme à une telle vitesse que ses yeux n'avaient en aucun cas pu me suivre. J'ai posé avec douceur une main à la base de son cou, lui soufflant quelques mots à l'oreille sur un ton sucré, tout autant que l'odeur de pêche que je dégageais.

      « Me tuer ? Je crains que tu sois le seul en danger ici, Edward.. » J'ai laissé passé quelques secondes de silence avant de le lâcher, le contournant pour me retrouver face à lui. Ce garçon était un coureur de jupon, un pur mystère à lui seul. J'aimais beaucoup notre petit jeu, cependant la donne avait changé depuis que mon coeur avait trouvé sa moitié, en effet je ne pouvais plus faire n'importe quoi, dommage.. Quoi que je pouvais bien m'amuser un peu, non ?

      J'ai fais un léger tour sur moi même, tournant le dos au Serpentard pour passer ma main sur le mur poussiéreux de la cabane. Je me suis souvent demandé quel avait été le véritable passé de cette vieille demeure, c'était sûrement fort intéressant.. Enfin, j'avais pour l'instant un autre chat à fouetter.. Et en parlant de chat, il faudrait que je pense à récupérer Nyx.

      « Dis-moi, très cher.. Que fais-tu par ici, à une heure pareille ? » ai-je demandé, en continuant ma petite exploration de la pièce, récupérant sur une vieille table de nuit, un verre de cristal fêlé et sali par les ans. « Ne devrais-tu pas être bien sagement dans ton dortoir ? » Après ces quelques mots, j'ai reposé l'objet, n'y trouvant aucun intérêt particulier.

      J'aimais le taquiner, lui faire remarquer les interdits qu'il avait, les faiblesses également, et si la douceur de ma voix se faisait quelque peu séductrice, je ne craignais pas qu'il se laisse prendre au jeu, il savait parfaitement que cela fonctionnait ainsi entre nous, et qu'il ne pourrait jamais me mettre dans son tableau de chasse, j'étais bien trop inaccessible, et prise qui plus est, bien que ça, il l'ignore totalement.

      Mes pas faisaient toujours craquer le sol, et même si je devais faire attention à ne pas coincer un de mes talons dans les lattes du parquet en bois.. Ou ce qu'il en restait, je savais qu'il ne pourrait percevoir le fait que je vérifiais l'état des lieux ou je posais les pieds, j'étais bonne comédienne, et bien trop agile pour avoir besoin de fixer mon regard comme une de ces pimbêches à deux pieds gauches. Je me suis rappuyée contre le mur ou je me trouvais avant son arrivée, et ai sortit ma baguette à mon tour, m'amusant à la faire tournoyer légèrement avant de reprendre la parole. « Alors ? N'as-tu pas peur de ce qu'il risque de t'arriver en ces tristes lieux ? Cela pourrait bien être ton cimetière, chéri.. »

      L'intonation de ma voix s'était faite plus sombre, telle une menace de film d'horreur, un léger sourire plein de sous-entendus accroché aux lèvres.. Comment allait-il répondre à cela ? Surtout que j'avais prononcé le dernier mot de ma phrase dans un parfait français, ignorant mes véritables origines, il risquait d'être légèrement déstabilisé, même si, le connaissant, il ne me montrerait absolument rien. Il était aussi maître de lui-même que moi après un repas me le permettant. Je ne craignais pas sa présence, j'y étais habituée, à son odeur, aux battements de son coeur.. A la vie qui coulait dans ses veines.. Je n'aurais sûrement pas dit non s'il m'avait proposé de goûter à sa chair, à son sang, si je n'avais pas prit le régime alimentaire que je tenais plus facilement depuis quelque temps.. Oserait-il me tenter un jour ? Ou se contenterait-il de nos habitudes ? Je l'ignorais, mais j'attendais toujours ses réactions avec intérêt tant elles étaient imprévisibles..

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Edward Dashwood
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MessageSujet: Re: Douce nuit, incessant Mystère.. [Edward D.]   Mar 16 Juin - 20:04

« Me tuer ? Je crains que tu sois le seul en danger ici, Edward.. »

En danger ? Vraiment ? Alors pourquoi ne sentait-il pas cette angoisse qui étreint le cœur de personne proches d’une souffrance ou d’une mort plus ou moins proche ? pourquoi au contraire, avait-il cette impression d’ivresse intense qui faisait battre son cœur à une vitesse folle. L’adrénaline qui fait vivre, une drogue d’inconscients… Le jeune homme avait fermé les yeux tandis que les cercles rapides que la belle produisait autour de lui faisait se soulever le col de sa chemise. N’écoutant que ses pas sur le parquet grinçant, il frissonna au contacte de sa main froide déposée à la base de son cou. Une sensation étrange s’empara de lui… La sensation d’être seul, de l’inexistence de cette personne qui pourtant murmurait quelques mélodieuses paroles à son oreille… Un fantôme ? Non, un vampire. Ce qui en revient au même… Pour être franc, on avait beau faire une fixette charnue sur nos amis les « morts-vivants », Edward n’avait guère plus de respect pour eux et ne les enviait en rien. Il aimait sa condition d’humain… Et tout ce qui la forme. Fragilité, maladresse, erreurs… Mais aussi peines, joies, plaisir et justice. Ce qui est bon dans l’humanité, c’est de vouloir tout faire et de ne pas en avoir le pouvoir… D’imaginer tout au plus et d’en souffrir. Voilà où nous en sommes, c’est toujours mieux que de vivre dans le seul but de voir les autres mourir. Edward et Aurore se connaissaient depuis quelques temps déjà, quoi que « connaître » soir un mot bien prétentieux pour décrire leur relation pour le moins… Particulière. Ils ne savaient rien de l’un ni de l’autre, mais ils s’amusaient ainsi.Cherchant des réponses sans en avoir grand intérêt pour autant, dénichant les petits secrets graduellement dissimulés. Comment cette pieuse histoire avait-elle débutée ? Aucune idée ; aucune importance dira-t-on…

Suivant d’un mouvement de tête le passage de la belle, Edward s’arrêta net lorsqu’elle en fit de même, lui tournant le dos. Ainsi placés, il eut le temps d’inspirer les effluves de son doux parfums avant que celle-ci ne s’éloigne. Epicurien malicieux et moderne, le jeune sorcier n’en demanda pas plus, titillé par une curiosité croissante. Il n’avait rien répondu à sa provocation de tout à l’heure, et pour cause, il était rare que nos Serpentard ouvre la bouche… Réservé et solitaire, il ne supportait pas les gens qui parlent pour ne rien dire et s’amusaient à leur rétorquer de temps à autre une petite anecdote comme « la culture c’est comme la confiture, moins t’en as, plus tu étales. » L’intelligence, la vivacité, les maux… Tout cela se lit dans le regard, inutile d’en délier la langue. Restez réservés, on ne pourra que vous en remercier. La deuxième raison pour laquelle l’héritier Dashwood était si silencieux, c’était son éducation, tout simplement. Son père ne supportait pas le moindre faux-pas : interdiction de parler à table, passé 22h. Interdiction de se tromper sous peine de sanctions sévères. Une famille peu commune et on en remerciera le ciel.

Tandis que la créature albâtre faisait glisser ses doigts sur quelques objets poussiéreux, une question résonna dans les oreilles du Dom Juan. Ce qu’il faisait là ? Excellente question… Il l’ignorait lui-même. À l’origine, il désirait faire le vide dans sa tête, se débarrasser d’une colère retenue depuis qu’un idiot avait fait exploser sa baguette en face de lui. Esquissant un sourire amusé à ce souvenir, Edward finit par redresser le menton et les reflets de la lune vinrent illuminer son visage pâle :

« ça t’étonne ? » Souffla-t-il avec un sursaut de malice dans la voix.

Aurore se replaça à son point initial ou du moins, là où elle avait réussi à surprendre notre sorcier, dans l’ombre de ses cheveux bruns. « Alors ? N'as-tu pas peur de ce qu'il risque de t'arriver en ces tristes lieux ? Cela pourrait bien être ton cimetière, chéri.. ». Une menace ? Elle ne pourrait jamais lui faire de mal ; pas besoin d’être devint ou télépathe pour savoir ça. Quand à sa dernière parole, elle ne pu que satisfaire notre Apollon plus encore. Habitué au français, il adorait encore plus lorsque cette langue parvenait d’une véritable Française. Ça sonnait bon… Et dur à la fois. Edward ne ressentit pas cela comme une attaque mais plutôt comme un compliment. Entraîné par la situation il se résolu à bouger lui aussi, approchant dangereusement son visage de celui de la donzelle, jusqu’à incliner celui-ci de la même façon que s’il allait l’embrasser… Pour arrêter sa progression à quelques millimètres seulement de ses lèvres. Plusieurs secondes s’écoulèrent avant que la parole soit reprise, le souffle tiède du séducteur rebondissant sur la peau parfaite de son interlocutrice :

« Tu ne me feras aucun mal, tu es une… « Végétarienne ». »

Bien sûr elle pouvait toujours le tuer par simple plaisir du sang, mais quel sens cela aurait-il ? Aurore était plus raffinée que cela. S’écartant après avoir lâché un petit rire sournois, le dandy se reprit :

« Tes yeux sont dorés, tu ne te nourries plus de sang humain. J’en déduis que derrière ce choix se trouve une motivation… Comme l’amour par exemple ? Ou peut-être autre chose… C’est ton choix. »

Ramassant un morceau de la boîte à musique qu’il avait brisé quelques minutes auparavant, il fit se déplacer le petit objet devant les pupilles d’aurore avant de s’entailler le doigt avec… Faisant jaillir une perle de sang qui gonfla… Gonfla… Jusqu’à ce que son poids ne la fasse s’écouler tout le long du doigt du jeune homme bien imprudent. La main est remplie de sang… Et les hémorragies ne s’éteignent pas de suite. Attrapant le visage de la belle à l’aide de sa main blessée, il répandit un peu de son sang sur sa joue en même temps qu’il la plaqua contre le mur.

« Alors ? Jusqu’où tes bonnes résolutions peuvent tenir ? Ne me dis pas que mon sang ne te fais pas envie… Du vrai sang de jeune sorcier… Et pas cette mixture fade d’animal boiteux que tu t’envoies. Imagine-le couler dans ta gorge, et tes forces se décupler à nouveau… Comme avant tu retrouveras tes forces et la soif… Une résurrection enfantine. »

Il s’éloigna, un sourire dessiné sur ses lèvres, l’air satisfait.

« Comme c’est triste… D’être vampire et de ne même pas pouvoir succomber aux plaisirs interdits. »

Le but d’Edward n’était évidemment pas de se faire tuer (xD). Il aimait provoquer, faire languir ses interlocuteurs. Il aimait déceler de la souffrance dans leurs yeux et surtout, il adorait le danger. On dit qu’une morsure de vampire est agréable si celle-ci n’a pas pour but de vous transformer… Mais ce n’était pas particulièrement l’objet rechercher non plus.
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Aurore A. de Saint-Faye
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MessageSujet: Re: Douce nuit, incessant Mystère.. [Edward D.]   Mar 16 Juin - 20:41



      Il s'était approché de façon à se trouver à quelques millimètres de moi, comme s'il allait m'embrasser, bien qu'il n'en ai aucunement l'intention, je le savais. Son souffle chaud vint brûler la glace de ma peau, sans pour autant que je bouge, fixant le jeune homme de mes yeux d'or planté dans l'acier des siens.

      « Tes yeux sont dorés, tu ne te nourries plus de sang humain. J’en déduis que derrière ce choix se trouve une motivation… Comme l’amour par exemple ? Ou peut-être autre chose… C’est ton choix. »

      Je n'ai pas réagit à ses paroles, c'était une question détournée pour en savoir plus, et s'il y a bien un truc que je ne dévoilerais pas, c'est mon coeur.. Un coeur gelé depuis plus de 100 ans, et qui avait fondu, sans que personne ne le sache. Il avait raison, oui, une motivation, la bonne, mais je n'étais pas assez stupide pour le laisser paraître. Il a bougé, allant ramasser un morceau brisé de la boîte à musique au sol, il fit bouger l'objet devant mes pupilles, mais là encore, je n'ai pas bougé.. Jusqu'à ce qu'il ai la folie de s'entailler le doigt. Mais qu'avaient-ils tous, à vouloir me tenter ainsi ? Il eu le malheur d'attraper mon visage de sa main blessé, colorant la peau de ma joue de son sang dont l'odeur était un pur délice. Plaquée contre le mur, je le fixais droit dans les yeux, sans réagir. Il parlait d'une résurrection que je vivait déjà sans avoir besoin du sang, un sourire malicieux se dessina sur mes lèvres alors qu'il s'éloignait.

      Je me suis approchée de lui avec un calme olympien, passant devant lui d'un pas félin, à vitesse humaine. Je lui ai coupé la route, l'attrapant par le col pour le coller au mur, à mon tour, avec une légère violence volontaire. Mes lèvres sont venue effleuré les siennes, avant de venir près de son oreille pour lui souffler quelques mots dans un murmure. « Ne me crois pas aussi sage, je ne suis Ange que de prénom.. » Une seconde de silence, je me retrouvais à le bloquer au mur en le tenant par la taille, la distance entre nous aussi infime que l'épaisseur d'un fil. « J'ai longtemps vécu de votre sang, mais en connais-tu seulement les dangers ? »

      J'ai attrapé la main ensanglantée d'Edward, la portant à mes lèvres pour y déposer un baiser sans signification, déposant ainsi un peu du liquide rouge sur mes lèvres, lui montrant à quel point mon contrôle pouvait être grand. J'avais changé, en quelques jours, j'avais appris le moyen de maîtriser mes instincts meurtriers, et même si je restais tentée, je préférais en jouer, repousser mes propres limites. Relâchant la main du jeune homme, j'ai plongé mon regard d'or liquide dans le sien, un sourire délicieux au lèvres, reprenant la parole dans mon murmure français. « Que vas-tu faire, à présent, coincé ici, Don Juan ? »

      Je ne l'avais pas lâché, je ne m'étais pas éloignée, une main sur sa taille, l'autre se baladant à la base de son cou, l'effleurant de mes doigts fins. J'aimais beaucoup tester les réactions humaines, leur peau brûlante étant un contact agréable, absolument pas gênant lorsque c'était moi qui le décidait. Je ne craignais pas la réaction de Solane s'il venait à apprendre l'existence de ce petit jeu, j'avais le droit de vivre, et ce n'était qu'une habitude que je poursuivais, un amusement qui m'aidait à présent à dépasser toutes les limites que j'avais auparavant. Mes limites, jusqu'ou tiendraient-elles justement ? Jusqu'ou pourrais-je aller ainsi, sans risquer de le vider de son sang ? Un sang sucré, doux, un vin de plaisir à la saveur aussi inoubliable que celle d'Edwin, et pourtant, je n'y avais pas vraiment goûté.. J'en avais simplement effleuré la saveur, et si je l'avais voulu, j'aurais certainement été capable de lui offrir un baiser vampirique, juste pour le plaisir de le savourer, lui, ainsi que ses secrets les plus profonds..

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Edward Dashwood
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MessageSujet: Re: Douce nuit, incessant Mystère.. [Edward D.]   Mar 16 Juin - 23:15

Ouh… Un peu de violence pour pimenter cet instant ? Les paroles d’Edward n’étaient pas tombées dans l’oreille d’un sourd… Et bien vite, le jeune imprudent se retrouva projeté en arrière avant même que son ombre n’ait eu le temps de le suivre. Ça faisait toujours bizarre de se voir ainsi dominer par une femme d’apparence aussi frêle… Mais ce n’était pas désagréable, au contraire… Edward risquait d’y prendre vite goût. Cette impression bestiale qui s’emparait de son être, cette adrénaline qui grimpait à une vitesse folle face à ce minois parfait qu’il aurait pourtant bien aimé pouvoir embrasser un jour… Une nuit. Mais non, mademoiselle s’était trouvé chaussure à son pied ! Comme tout le monde ! Elle s’était jointe à la meute mélancolique, romantique et désoeuvrée. Cette meute criarde qui vous rebat les oreilles de sermons d’amour ! Le jeune dandy trouvait cela écoeurant… Voire décevant. Tous les deux… Ils se seraient plus que bien amusés s’ils avaient pu. Mais non, Aurore était dorénavant enchaînée à un autre qui risquerait fort de montrer les crocs si jamais un autre devait toucher sa muse. Quel dommage… Quel gâchis. Non pas que notre Serpentard soit à court de conquêtes, qui plus est, il ne passait pas son temps dans les couches d’autres femmes… Disons plutôt qu’il affectionnait tout particulièrement les scénarii doucereux, réfléchis et risqués comme cette petite histoire qui était née de nos deux protagonistes. Quelque chose de subtil et d’excitant à la fois. Par ailleurs, se glissa parmi les limbes sinueux de son esprit, une petite question qu’il ne manqua pas d’oublier la seconde suite : mais qui était donc l’élu du cœur de mademoiselle ? Un vampire sans aucun doute, du moins c’était tout ce qu’il y avait à espérer. Un vampire « hors du commun » ? L’homme de sa vie ? Celui qui aura réussi à faire « fondre la glace qui emprisonnait son cœur » ? Le prince charmant quoi ! Sottises, les princes n’existent que dans les contes, et l’amour n’est qu’une prison de plus dans l’enfer de la vie.

Fermement plaqué contre le mur, les rôles venaient d’être interchangés… Seulement étaient-ils encore interchangeables ? Pas sûr… Edward ne lâchait pas le regard de son interlocutrice et prenait même un malin plaisir à le défier de ses prunelles pâles comme l’eau claire. Leurs lèvres s’effleurèrent et le contacte du feu contre la glace produisit un court instant de silence… Avant que la belle ne s’empare de la main du garçon pour la porter à ses lèvres. L’espace d’une demi-seconde, ce dernier cru qu’elle allait le mordre - enfin ? – mais au lieu de dents qui se plantent dans sa chair, seules la bouche délicatement dessinée de la donzelle vint s’imprégner du liquide rouge et encore tiède qui recouvrait les doigts d’Edward. « Que vas-tu faire, à présent, coincé ici, Don Juan ? » Qu’allait-il faire ? Pourquoi toujours réagir ? n’étaient-ils pas bien ainsi ? Tout les deux ? Vous allez me dire, voilà bien une situation qui ne va pas plaire à tout le monde. L’anglophone n’était pas engagé avec qui que ce soit, il pouvait donc faire ce qu’il voulait… Un avantage n’est-ce pas ? L’ennui c’est qu’il se trouvait avec une créature 10 000 fois plus forte que lui, ce qui diminue les chances de s’amuser correctement ce soir. Tant pis, il ferait sans.

Dodelinant de la tête, le Don Juan voulu s’affaler sur le sol, laisser son dos glisser contre le mur et ses fesses rejoindre le parquet. Mais il ne le pouvait pas. Le corps entier d’Aurore le coinçait dans la même position que précédemment et sa main située à sa taille le décourageait de la repousser, de peur qu’elle ne le blesse. Adoptant une autre technique, il entoura la nuque de la dominatrice de ses bras et susurre délicatement un peu de français au creux de son oreille, tel du miel chaud que l’on déverse…

« Donc si je comprends bien, je n’ai pas le droit de t’embrasser… Plus maintenant. »

Un Français correct mais à l’accent fort Englich mais au moins aussi savoureux. De ses paroles suivirent plusieurs baisers. Il en déposa d’abord un sur le front de la belle, puis sur le bout de son nez et enfin, la commissure de ses lèvres pulpeuses… Visiblement satisfait, il recula son visage et lui offrit son regard le plus séduisant. Un véritable regard de loup que l’on aurait mélangé à celui d’un ange cornu.

« Mords-moi… »

C’est de nouveau en français qu’il s’exprima, comme une supplique…

« Mords-moi s’il-te-plait… Ça fait si longtemps que je n’ai pas goûté à ce plaisir… Fais-le, mords-moi jusqu’à ce que mes jambes ne puissent plus me soutenir, jusqu’à ce que mes paupières se ferment… »

Il prit une profonde inspiration au souvenir de la dernière fois qu’un vampire l’avait mordu. C’était lors de sa 3ème année à Poudlard. Une jeune fille d’un an son aînée, lui avait fait vivre cette expérience et Edward n’avait jamais pu la décrire tant cela avait été un mélange profond de sentiments et d’impressions. C’est le mal et le bien à la fois. La souffrance liée au plaisir, l’excitation la plus folle qui fait bouillir le sang dans chaque veine, chaque artère… Le dépassement de sois. L’adolescent se souvenait être resté à demi conscient sur le sol pendant quelques longues heures… Pourtant, il se sentait bien. Apaisé et comme vidé de ses fautes. Purifié en quelque sorte. Et tandis qu’un sang nouveau prenait place dans son petit corps, il respirait lentement en appréciant chaque seconde de la vie.

Les deux mains du jeune homme s’élevèrent et ses doigts se perdirent dans la longue chevelure de la sangsue.
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Aurore A. de Saint-Faye
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MessageSujet: Re: Douce nuit, incessant Mystère.. [Edward D.]   Mer 17 Juin - 0:16



      Le contact flamboyant du jeune homme ne me fit étrangement pas réagir.. Il n'y avait rien d'autre qu'un jeu entre lui et moi, ce qui expliquait probablement l'absence des frissons que j'avais ressentis avec Solane. J'ai laissé passer le fait qu'il ose entourer ma nuque de ses bras, en revanche les baisers provoquèrent une colère noire qui passa directement dans mes prunelles. Il n'avait pas le droit, et s'il comptait s'en sortir ainsi, il se trompait ! La violence des émotions parvint même à me faire trembler un instant, tel un frisson impossible à retenir que j'ai rapidement maîtriser. Son regard, aussi séduisant soit-il, ne fit qu'accentuer mon désir de lui montrer que je n'étais pas comme ces autres mortelles que l'on embarque dans le lit plus facilement que l'on vole une sucette à un enfant.

      Il m'a ensuite demandé, dans un français correct à l'accent toutefois très anglais, de le mordre.. Ce qui m'a, je dois l'avouer, rapidement refroidie. Qu'avaient-ils tous à vouloir me faire craquer ainsi ? Avais-je l'air si faible ? Si influençable ? Je ne sais pas, mais à présent que j'étais capable de me maîtriser ainsi, je ne pouvais en aucun cas me permettre de craquer, de revenir en arrière. Pour toute réponse, alors que ses doigts se perdaient dans mes cheveux, j'ai approché mes lèvres de son cou, et le lui ai très légèrement entaillé avant de me détacher avec froideur.

      « Je ne te mordrais pas, Edward. » ai-je lâché dans le silence de la cabane. « Tu ne peux pas me demander ça, je te tuerais si je m'y amusais. » Je suis partie m'asseoir sur un vieux fauteuil, croisant ma jambe droite sur la gauche, reprenant, en le fixant droit dans les yeux, de mes prunelles légèrement plus sombre. « Ne t'a-t-on jamais dis à quel point il était difficile de laisser la vie à notre victime ? Si, j'en suis sûre, alors cesses donc cela, c'est stupide ! » Je n'avais pas fait attention au fait que chacune de ces paroles avaient été prononcées en français, mais il le parlait, alors cela m'était bien égal.

      J'ai laissé passé un moment de silence, reprenant peu à peu un semblant de calme. A présent, je devais être sérieuse, l'avertir du danger qui le menacerait dés lors que nous aurions passé cette porte. « Tu es imprudent.. Maintenant ta vie risque d'être mise à mal par la colère d'un être dont tu ignore la violence des sentiments, tout ça pour quoi ? Parce que tu pense pouvoir tout te permettre ! »

      J'ai attiré le jeune homme vers moi par télékinésie, ne lui laissant pas le choix, je l'ai forcé à se tenir debout devant moi, avant de me lever à mon tour. Située à quelques millimètres de lui, j'ai murmuré, du bout des lèvres : « N'est-il pas triste, très cher, de voir à quel point tu peux être dépendant de tes hormones ? » Oh, pauvre humanité.. C'est vrai qu'il était fâcheux de voir à quel point il pouvait être irréfléchis, mais j'aimais m'amuser avec lui, tant que cela restait raisonnable, tant que ça ne dépassait pas mes limites.. Car oui, là, c'était moi qui décidait des limites.

      Ce n'était plus comme avant, je ne pouvais plus me permettre toutes les fantaisies possibles et imaginables.. Et puis, je n'avais plus envie que cela puisse aller trop loin, mon coeur était attaché à un autre. En d'autres circonstances, je n'aurais pas hésité à lui donner le baiser d'un vampire, je l'aurais certainement puni de sa sottise en lui faisant voir de près la mort.. Mais c'était risquer ma stabilité et mon contrôle pour un homme que je ne reverrais pas après Poudlard.

      Je n'ai pas ajouté un mot de plus, le fixant dans les yeux, le provoquant presque d'un regard dominateur, telle un félin face à une proie presque trop facile à avoir.. J'étais consciente qu'il ne se laisserait en aucun cas intimider, mais mes avertissements ne devaient pas lui passer au dessus de la tête, car s'il s'aventurait au delà des frontières, je ne répondrais plus de rien, ni de mes actes, ni des risques pour son avenir..

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Edward Dashwood
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MessageSujet: Re: Douce nuit, incessant Mystère.. [Edward D.]   Mer 17 Juin - 1:19

Elle était en colère ? El lui en voulait de l’avoir embrassé ? un si chaste baiser ? Cela ne fit que renforcer l’idée pitoyable que se faisait déjà Edward de l’amour. Elle était décidemment plus bête qu’un pigeon en cage. Qu’importe, il ne l’aimait pas, ni pour son intelligence, et ni pour sa beauté,mais bien pour le reflet qu’elle lui donnait de sa propre personne. Prétentieux ? Sûrement… Mais on ne le changera pas. Cette barrière d’hautaineté qui formait l’être du Don Juan n’était pas barrière à se rompre si facilement. Il résistait aux assauts de son cœur de la même façon que ses paroles devenaient venimeuses… Le frisson de la belle n’échappa pas à son interlocuteur étant donné que ce dernier se trouvait en première ligne de mire, si jamais elle devait s’énerver plus encore. Ce jeu devenait très risqué, mais si Aurore usait d’1% de son intellect, alors elle en viendrait rapidement à l’évidence : Edward ne tient pas à la vie, la seule chose qu’il sait, c’est qu’il ne désire pas être éternel, donc vampire. En vérité, le jeune sorcier ignorait lui-même ses pulsions presque suicidaires. Il ne se posait pas de limites et c’était aussi cette ambiguïté sournoise qui faisait tout son charme. Pas dépressif pour autant, il est ce que l’on appelle… Une ombre. Ni vraie et ni fausse, impalpable, un définissable, et sans visage… Juste une ombre solitaire et indépendante. Que cela plaise ou non, il ne vivait pas dans l’espoir d’un futur, mais dans la satisfaction du présent tout en s’assurant d’un optionnel futur, d’où ses excellentes capacités de sorcier.

Une éraflure résultat de sa demande… Une simple éraflure qui aurait pu lui être épargnée sachant sa parfaite inutilité. Si au moins elle était allée au bout de la chose, si elle avait accepté de rendre un compte à un simple caprice… Mais non. Non, non et non. Visiblement, Aurore avait la ferme attention de s’en tenir à ses promesses. « Je ne te mordrais pas, Edward. Tu ne peux pas me demander ça, je te tuerais si je m'y amusais. » Pourquoi toujours virer vers le dramatique ? Certes sa demande était incongrue et totalement déplacée… Mais c’était du Edward tout craché. À la limite, c’est bien la seule excuse qui aurait semblé valable aux yeux du séduisant magicien. Elle s’écarta, relâchant toute emprise sur son interlocuteur qui demeura de marbre, adossé au mur. Déçu ? Non… Il s’y attendait pour tout vous dire, mais aurait voulu que cela se passe autrement, qu’elle cesse de jouer la prude et innocente jeune fille sous prétexte d’être « engagée ». Avait-elle vraiment peur de le tuer ? ou étai-ce un prétexte pour en dissimuler un autre ? Sa vie n’avait aucune importance à ses yeux, tout comme Aurore n’en avait que très peu à ceux du Serpentard… Leur jeu n’était en aucun cas basé sur « l’amitié » ou « la compassion » non, juste sur le divertissement.

« Ne t'a-t-on jamais dis à quel point il était difficile de laisser la vie à notre victime ? Si, j'en suis sûre, alors cesses donc cela, c'est stupide ! »

Edward haussa les épaules avec dédain. Bien sûr qu’il le savait… Etait-elle ignorante au point de ne pas savoir qu’il faisait partie des meilleurs élèves de sa session ? Qu’il avait baigné dans les histoires et légendes depuis petit au point d’être fasciné ? les vampires comme les lycans, licornes, lutins et autres n’avaient plus aucun secret pour lui. D’ailleurs, il était assez bon pour parler couramment aussi bien l’Anglais que le français, le russe ou même l’Italien.

« Tu es imprudent.. Maintenant ta vie risque d'être mise à mal par la colère d'un être dont tu ignore la violence des sentiments, tout ça pour quoi ? Parce que tu pense pouvoir tout te permettre ! »

Elle lui taillait un costar là ou quoi ? Fronçant les sourcils et visiblement contrarié, le Serpentard ne voulut pas en entendre d’avantage et se tourna vers la porte de sortie sans demander son reste lorsqu’une force invisible l’étreignit. Devinant rapidement de quoi il s’agissait, il se refusa à lutter et se laissa glisser jusqu’aux pieds de la donzelle qui quitta son siège. Là, elle lui dit quelque chose d’étonnamment stupide… Quelque chose qu' elle n’aurait sans doute pas dit et qui redonna le sourire au fragile humain. Il lui rétorquât donc à son tour ce qu’il pensait, et en français… Pour satisfaire madame la Parisienne :

« Tous pareils les vampires… Vous vous croyez au dessus de tout alors qu’en vérité, seuls les plus irréfléchis des êtres humains peuvent désirer un jour devenir comme vous. »

Il fit volte face et plongea sa main encore pleine de sang dans sa poche afin de la protéger de la fraîcheur de la nuit. Il se laissa ensuite choir dans le fauteuil où était précédemment assise son interlocutrice et soupira…

« C’était pourtant d’une logique effroyable. Il suffit de se plonger dans les univers les plus connus de nos amis les sangsues. Prenons pour exemple le plus connu des vampires d’Anne Rice : Lestat… Depuis quand Lestat est heureux ? Depuis quand est-il satisfait de sa condition ? Dormir, rêver, souffrance, impatience… Toutes ces choses sont indispensables ! L’éternité est tellement ennuyeuse… Le mot lui-même me donne le vertige. »

Il se tue quelques instants, le temps de faire craquer les doigts de son autre main.

« En plus vous passez votre temps à imiter les êtres humains… Alors question misère, j’ai pas de leçon à recevoir d’une vampirette végétarienne qui plus est. »

Puis, s’emparant d’une vieille boule à neige à côté de lui qu’il découvrit de son rideau de poussière, il reprit, la voix grave et le sourire en coin :

« Tu crois que ton copain voudra me tuer… S’il apprend que je t’ai embrassé sur le front ? »

Il rit, moqueur…
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Aurore A. de Saint-Faye
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MessageSujet: Re: Douce nuit, incessant Mystère.. [Edward D.]   Mer 17 Juin - 12:40



      Tiens donc, le Don Juan était capable de philosophie, comme c'était intéressant.. Sauf dans le cas présent. C'est vrai, en quoi avais-je besoin de son point de vue, il avait quoi, 17 ans ? Alors se permettre de telles leçons de morale, c'était loin d'être captivant.. Leur relation n'étant pas vraiment basée sur la discussion, ce n'était pas ce qu'Aurore attendait, quoi qu'elle en apprenait un peu sur lui au passage. Il parlait le français couramment, et il n'avait aucune envie de devenir comme nous, un Vampire. Tant mieux, car quelque part, je ne l'estimais pas assez bas pour penser ne serait-ce qu'une seconde à le transformer.

      Anne Rice, je l'aimais beaucoup elle.. En revanche ce n'est pas de Lestat que j'aurais parlé en premier, mais plutôt de Louis.. Ce cher Louis et sa mélancolie, sa mélancolie bien aimée. Je comprenais le personnage, trop bien même, car l'Eternité n'était pas facile à vivre, elle était ennuyeuse à mourir, et on ne pouvait la garder qu'à la seule condition d'ôter le souffle vital d'un mortel..

      Il a plongé sa main sanglante dans sa poche et s'est laissé tombé dans le fauteuil ou je me trouvais quelques minutes auparavant. Je me suis retournée pour lui faire face, le fixant silencieusement en l'écoutant terminer son petit discours. Un de plus qui me faisait remarquer le fait que j'étais végétarienne, qu'y avait-il de mal à cela ?! Un soupir s'échappa de mes lèvres, je me suis assise sur la petite table basse poussiéreuse non loin avant de prendre à mon tour la parole. « Oh ce n'est pas ça qui le mettra en rogne.. Mais plutôt ta demande stupide.. » J'ai stoppé ma phrase, fermant un instant les yeux pour les rouvrir, regardant un moment la poche ou se trouvait la main blessée du jeune homme. J'aimais bien son rire, même moqueur, il était agréable, du moins, il me permettait d'éviter de penser.

      « Imiter dis-tu ? » ai-je tout simplement dis, en portant à nouveaux mon regard dans celui d'Edward. « Mais certains d'entre nous se souviennent encore de ce qu'être humain signifie.. » C'était sûrement la première raison pour laquelle j'avais choisie cette voie en priorité, parce que je ne voulais pas tuer, je ne voulais pas infliger aux autres ce que j'avais failli vivre moi -même. Très bien, ce n'était plus drôle à présent ! Je n'étais pas là pour replonger dans ma déprime, non, mais plutôt pour me divertir, alors le jeu devait reprendre, qu'importe les risques et les conséquences. Pourquoi m'en souciais-je après tout ? C'était la base de notre relation, ce qu'il se passait ici n'aurait aucun reflet sur le reste.

      Je me suis donc levée, m'approchant d'Edward pour m'asseoir sur le bras du fauteuil ou il se trouvait. Je me suis amusée à passer mon index dans son cou, effleurant sa peau brûlante. L'éternité, c'était dur, alors j'estimais avoir le droit, quelques temps, de m'en échapper, or ce jeune homme était un réel divertissement quand il le voulait bien. « Que trouves-tu aux baisers d'un vampire, pour le demander ainsi ? » J'étais curieuse, j'avais simplement envie de connaître son point de vu sur le sujet, ne me souvenant moi-même que de la brûlure intense de la transformation.. Peut-être que la morsure était agréable au point de permettre un moment d'agréable évasion..

      J'ai croisé une de mes jambes sur l'autre, la robe que je portais laissant donc paraître ma peau blanche plus que lorsque j'étais debout.. C'est fou ce que j'avais l'air pâle, blanche comme la neige, dans l'obscurité de la cabane hurlante.. Un fantôme n'aurait pas fait mieux, je le crains. Peut-être était-ce la présence de vampires, en d'autres temps, qui avait valu à cette vieille bicoque sa réputation. De sombres pensées, stupide de se déprimer ainsi alors que, quelques heures auparavant, j'avais redécouvert ce que le mot « joie » voulait dire..

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Edward Dashwood
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MessageSujet: Re: Douce nuit, incessant Mystère.. [Edward D.]   Mer 17 Juin - 15:22

Se demande stupide ? Aucune demande n’est stupide… C’est la réponse que l’on donne qui rend cette demande bonne ou mauvaise. Edward n’appréciait pas beaucoup qu’on l’observe de cette façon… Il n’aimait pas cette sensation qu’elle insufflait en son être… une sorte de malaise qui le rendait d’autant plus vulnérable. Heureusement déterminé et d’un caractère puissant, il en fallait plus pour le déséquilibrer… Beaucoup plus. Assit dans ce fauteuil il planait presque, noyé à l’intérieur de cette obscurité sans limite. Et le silence ne pu que renforcer cette illusion Les paupières mi-closes il observait tel un chat le moindre mouvement de la donzelle face à lui. Son regard s’était fixé sur sa main ensanglantée avant de se dérober. « Imiter dis-tu ? Mais certains d'entre nous se souviennent encore de ce qu'être humain signifie.. » C’est possible oui… D’ailleurs, la plupart des vampires présents en ces lieux avaient été humains avant de n’être qu’une enveloppe immortelle. Néanmoins ils n’étaient plus humains, mais se borner à leur ressembler. À quoi sert d’aller à l’école puisque l’on à l’éternité pour apprendre ? Pourquoi vouloir se fondre dans la masse puisqu’on n’en fait pas partie ? Qu’elle dignité y a-t-il à vouloir se montrer « protecteur » ou tout simplement « courageux » ? Dans ce monde pourri, les rôles s’échangent et se perdent… Voilà pourquoi on trouve aujourd’hui des lycans et des sangsues à Poudlard.

Si Aurore avait perdue toute la joie qui rosissait ses joues maintenant… Alors Edward ne pouvait qu’être satisfait de son petit manège. À force de répandre son cynisme partout, il parvenait à planter ses petits couteaux dans le cœur des gens. Chiant ? on peut le dire oui… Il n’était pas une figure de gentillesse ou de modestie. .. Il n’était d’ailleurs pas apprécié pour ça. Mais comment voulez-vous grandir normalement dans une famille qui ne voit en vous qu’un aspect économique et glorieux ? Qui vous apprend à agir comme une machine, à ne plus penser qu’à l’absolu et non aux détails qui rendent la vie agréable ! Edward n’avait pas eu la chance qu’on lui prêtait. En le voyant comme ça, on le jugeait comme on juge un livre à sa couverture : beau, riche et séduisant.. Puis vous ouvrez la première page et remarquez que l’intégralité des pages à été dévoré par les rats, moisie par le temps… Notre 7ème année n’était pas encore en état de belligérance néanmoins, il souffrait, et ça c’était une chose indéniable… Pour lui seul. Pourquoi faire partager son malheur à des gens qui ne sauront vous déballer que quelques phrases toutes faites, des échos d’autres phrases encore, de l’ersatz… Une mère folle et mourante, un père inexistant et une vie à construire malgré tout… Et bien, il la construisait n’est-ce pas ? C’était aussi pour cela qu’il se trouvait ici, dans cette cabane hurlante. À suivre son instinct…

Quant à savoir ce qu’il aimait dans la morsure du vampire… Edward prit même pas la peine de cacher son intérêt pour les jambes de la belle qui dépassaient largement de sous sa robe tandis qu’il souriait à nouveau,comme un enfant prêt à faire une grosse bêtise. Relvant son visage, sa peau presque aussi pâle que celle de la créature damnée rencontré les rayons lunaires et étincelait à son tour, faisant concurrence à la beauté d’Aurore. Et s’il devenait vampire… Sa beauté en serait-elle encore décuplée ? Serait-il plus beau encore qu’aujourd-hui ? Etai-ce possible ? Oui… Mais ce serait un crime. L’envie ne se pardonne pas, mais au point où il en était sur l’échelle du pêché, Edward n’avait que faire d’un quelconque Dieu et de son enfer. On dit que la vie n’est que le mérite de la mort… Il n’adhérait pas à ce concept qu’il trouvait absurde… Pour le Serpentard, seule la vie comptait. La mort n’est rien. Ni sa continuité, et ni son résultat. La mort c’est le néant… Alors pourquoi ne pas profiter de la vie ? C’est en allant dans ce sens qu’il demandait à Aurore de le mordre… Succomber au plaisir charnel. Il n’existait rien d’aussi faible… Mais rien d’aussi délicieux à la fois.

Glissant rapidement sa langue le long de sa lèvre inférieure,le Don Juan leva ses pupilles d’un bleu acier vers l’or liquide que contenaient ceux de la belle, et ne bougea pas d’un cil durant plusieurs instants. Puis sa main réapparue. Le sang avait cessé de couler de la plaie, il n’avait plus mal non plus… Mais il bouillait de « mourir » sous les crocs de la donzelle. Lui empoignant les bras, il l’attira jusqu’à lui afin qu’elle s’assoie sur ses genoux et ce, sans la moindre violence. Il était inutile d’user de brutalité avec ces êtres… Si elle voulait, Aurore pouvait décapiter Edward d’un claquement de doigt alors, à quoi bon ? Non, il ne la considérait pas comme une conquête, pas comme une proie non plus… Mais comme un jeu. Elle était son moyen d’évasion, une perle qu’il désirait garder malgré tout. Possessif ? pas tant que ça non ; pas jaloux non plus.


« Mords-moi et tu sauras… » Souffla-t-il furtivement. « J’aime avoir la sensation que mon corps ne m’appartient plus… »

Il rejeta son visage en arrière et de ses doigts graciles, commença à déboutonner le haut de sa chemise. Un bouton… Deux boutons… Il S’arrêta au bout de quatrième et et écarta le col de sa chemise noire afin de dévoiler presque l’intégralité de sa clavicule… Sa peau blanche immaculée rejoignit la pâleur des jambes d’Aurore et l’on pouvait distinguer au niveau de son l’entrelacement entre sa jugulaire et son épaule, une cicatrice presque éteinte d’une morsure passée…

« Je veux être Proust, et toi ma madeleine… Je veux me souvenir de cet élan de plaisir que peu d’entre nous connaissent… Et je veux que tu me montres de quoi tu es capable misérable vampire ! Es-tu oui on non capable de dominer tes instincts ? Il n’y a que comme ça que tu peux le savoir ! »

Il la dévisagea presque méchamment, la mâchoire serrée… Mais toujours aussi amusé. Peur ? Un peu oui…Assez pour que cet instant n’en soit que meilleur.
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Aurore A. de Saint-Faye
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MessageSujet: Re: Douce nuit, incessant Mystère.. [Edward D.]   Mer 17 Juin - 16:23



      Ses yeux étaient aussi bleus que les miens étaient or, une belle opposition, et dans cette nuit noire, je dois bien avouer qu'il gagnait en charme et en mystère. Il y avait quelque chose de mystique dans cette rencontre.. Un lieu hanté, une créature de la nuit, et un mortel à la pâleur de neige.. Je l'ai longuement fixé, attendant sa réaction, me demandant bien ce qu'il allait pouvoir faire. J'ai été légèrement surprise lorsqu'il m'a prit le bras pour m'attirer sur ses genoux, si bien que je n'ai pas résisté, le laissant faire. Je n'ai pas décroisé les jambes, fixant le jeune serpentard dans les yeux, écoutant les paroles qu'il me livra dans un murmure. « Mords-moi et tu sauras… J’aime avoir la sensation que mon corps ne m’appartient plus… » Je n'ai rien répondu, portant mon attention sur ses doigts qui déboutonnaient la chemise.. Un bouton.. Deux boutons.. Je voyais les veines de son cou battre suffisamment pour provoquer une brûlure intense dans ma gorge.. Trois boutons.. J'ai dû m'accrocher à mes principes, retenant les instincts menaçants qui revenaient doucement à la charge.. Quatre boutons.. J'ai perdu un instant le court des choses, replongeant dans ma rencontre avec Edwin, quelques temps auparavant.. Douce folie.. Suicidaire.. Ils étaient tous suicidaire ma parole ! Et pourtant mes lèvres ne demandaient qu'une chose.. Goûter au délice de cette peau, à l'adrénaline de ce sang..

      Il a reprit la parole.. Je n'en ai retenu que les derniers mots.. Avant de sombrer dans une sorte de flou.. J'étais consciente de ce que je faisais, et pourtant cela m'était complètement égal, comme si plus rien en dehors de cette maison n'avait d'importance.. Ma main a effleuré la cicatrice, avec une douceur frissonnante, et n'ayant aucune envie de mordre à l'endroit ou un autre vampire était passé, mes lèvres se sont dirigées à l'opposé, de l'autre côté de son cou blanchâtre. Mes canines ont effleuré un instant la surface brûlante de sa peau, je sentais son coeur battre, son sang couler dans ses veines.. Et j'ai laissé l'envie prendre le dessus, mordant dans sa chair, le liquide rouge s'en échappant avec délice.. Une gorgée.. Juste une.. Non deux.. Mes prunelles ont viré à une couleur violacée tandis que mes bras sont venus s'accrocher à la taille du jeune homme. C'est là que je me suis rendue compte de ce qu'il se passait, la troisième gorgée était de trop, et j'ai lâché prise, n'ayant laissé aucune goutte de sang s'échapper de mon emprise précédente. C'était le plus gros problème auquel j'étais confrontée.. Je ne me sentais bien que lorsque le sang d'une victime touchait mon palais, mais par la suite, les remords m'enfonçaient dans une déprime terrible.

      Je n'ai pas quitté ses genoux, ni le silence tant j'étais désorientée, j'aurais bien continué à le vider ainsi de son liquide vital, mais je devais résister, et en cet instant, seule la fureur de Solane me faisait craindre de sortir de cette bulle de pur délire. Ma tête est tombée mollement contre l'épaule du garçon dont je ne me souciais ni de la vie, ni de la mort, comme si quelque chose de plus venait d'être broyé dans le peu de coeur qu'il me restait. « Tu n'aurais jamais dû.. Jamais.. » ai-je simplement soufflé, après 10 minutes d'un profond silence.. Un silence de mort.. J'ai vérifié que son coeur battait toujours, craignant d'être allée trop loin, mais non, il semblait encore vivre.. Pour combien de temps s'il jouait ainsi avec mes instincts meurtriers ?

      Un instant de vie dans la Mort, ou un instant d'agonie dans l'Eternité.. Ou en étais-je réellement ? Devais-je me faire « soigner » pour ne plus être victime de cette drogue qu'était l'humanité pour moi ? Le liquide interdit.. Je le sentais encore présent, l'envie toujours dévorante d'en avoir plus, sans toutefois bouger. J'étais bien là, dans ce flou indéfinissable, et si le fait que la chemise d'Edward était ouverte, que je me trouvais contre lui, aurait éveillé n'importe quel soupçon, je n'en avais cure.. Après tout, étais-je réellement là, à cet instant ? Ou juste dans un cauchemar éveillé.. D'ailleurs était-ce un cauchemar, ou le rêve de la vampire instable que j'étais..?

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Edward Dashwood
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MessageSujet: Re: Douce nuit, incessant Mystère.. [Edward D.]   Mer 17 Juin - 19:42

Plus les boutons de la chemise d’Edward se libéraient de leur attache, et plus le corps d’Aurore semblait lord sur les genoux du jeune homme. Le poids du désir ? Ce désir fout qui fonçait ses pupilles comme une goutte de sang dans de l’eau claire ? C’était un délice d’observer un tel changement sur le visage si parfait de la belle. Comme un soudain retournement de situation elle apparaissait maintenant plus sauvage… Plus… Vampire. Enfin mademoiselle retrouvait sa vraie nature. Le dangereux buveur de sang humain qu’elle dissimulait depuis le début de leur tardive rencontre ne demandait plus qu’à se libérer de ses chaînes. Edward n’avait plus aucun doute d’obtenir ce qu’il désirait. Elle allait le mordre… Elle allait le faire. Enfin le dernier bouton fut soulevé découvrant une large étendue des épaules du Don Juan ainsi que le creux parfaitement imberbe de sa poitrine glacée par la nuit. Il Fulminait, mais de l’extérieur, il apparaissait plus pâle qu’un glaçon. Quasiment translucide et surtout totalement vulnérable. Une force se dégageait de son regard qui n’avait cessé de fixer son interlocutrice. Qui était la proie de l’autre dans ce petit jeu ? Etai-ce vraiment celui que l’on pense ? Moi je ne le crois pas ; en effet, celle qui s’apprêtait à laisser tomber les armes, à signer sa défaite et à se plier aux ordres… Cette personne… Ce n’était pas le jeune serpentard, mais bien la petite brune qui occupait ses genoux. Ses lèvres vibraient dangereusement à l’appel de tout ce sang bouillant qui ne demandait qu’elle, que ses crocs acérés pour détruire cette muraille de peau qui l’empêche d’atteindre le Nirvana. Suicidaire ? Non… Simplement de faux épicuriens, des êtres naturellement égoïstes et insatisfaits. Des êtres de désir que l’on nomme plus communément : l’Homme.

D’abord une petite douleur aiguë qui vous immobilise partiellement… Une petite douleur qu’il faut supporter pour en goûter la saveur suivante. Aurore venait de craquer et de se jeter sur la gorge du jeune éphèbe sans doute trop content pour paraître surpris. En même temps qu’elle lui écorcha profondément la fine peau qui recouvrait ses artères gorgées de mixture sucrée, Edward entrouvrit ses lèvres en une inspiration soudaine et profonde. Les yeux grand ouverts il ne respira ensuite plus pendant une durée qu’il ne pu déterminer. Incapable de réfléchir à quoi que ce soit, il se sentit partir au fur et à mesure que les gorgées se multipliaient. Mais partir où ? Qu’importe, il se sentait bien trop en osmose avec ses désirs pour tout arrêter maintenant. La sensation lui revint en mémoire comme un boomerang. Un flash-back qu’il ne su distinguer de la réalité. Qui le mordait ? La fille d’il y a 4 ans ? Ou Aurore ? Sa respiration reprit, et son souffle devint de plus en plus bruyant. Puis ses jambes ne lui appartenaient plus, ce fut comme si elles s’étaient détachées d’elle-même d’un seul coup… Comme s’il n’en avaient plus. Impossible de les bouger. Avant que ses autres membres ne subissent le même sort, le sorcier leva fébrilement son bras et, par des gestes saccadés, il la déposa sur la nuque de la sangsue en signe de totale soumission. Poussant un dernier soupir, à la limite du gémissement, sa tête reposa sur le dossier du fauteuil dans lequel il se trouvait dorénavant immobile. Les paupières closent, inerte.

Elle s’était arrêtée… Mais il l’ignorait, plongé dans un sommeil léger, il ne percevait plus rien d’autre que quelques picotements aux extrémités de ses doigts. Il n’entendit pas non plus les paroles prononcées par la vampirette qui regrettait visiblement son acte. Non, le corps d’Edward se remettait de cette perte importance de fluide vital. Il dormait… Il comatait plus exactement. Ni mort, mais pas vivant non plus. Sa respiration était devenue presque imperceptible, néanmoins il avait un souffle de vie.

Une durée indéterminée s’écoula… Jusqu’à ce que le dandy imprudent ne daigne rouvrir les yeux. Doucement d’abord, puis avec plus de conviction. Sa tête lui tourna un moment, et il ne compris plus très bien ou il en était. Il fallut encore quelques temps avant que sa mémoire lui revienne. Ca y est, il avait reprit une bonne partie de sa lucidité. La présence d’Aurore dans la pièce l’aidant à cette tâche. Elle l’avait mordu ? Elle l’avait vraiment fait ? Un sourire diminué par une fatigué imposante se dessina sur les lèvres pâles du garçon. Des cernes violacés entouraient ses yeux et ses longs cils noirs ne faisaient qu’accroître cette impression mortifère. Le regard dans le vague il finit par murmurer… Doucement :

« Tu vois, c’était pas si difficile… »

Suite à cela il entreprit de se redresser mais retomba illico au fond du fauteuil en un petit gémissement de douleur. Ses muscles étaient atrophiés, malgré tout il se sentait léger et satisfait de sa demande.

« Je suis… Fatigué… »

Remarquant l’air sombre de son interlocutrice à l’aide d’un effort surhumain de perception, le 7ème année se ravisa et soupira :

« Tu m’en veux ? » Lui demanda-t-il d’une voix faiblard comme la flamme vacillante d’une bougie.
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Aurore A. de Saint-Faye
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MessageSujet: Re: Douce nuit, incessant Mystère.. [Edward D.]   Mer 17 Juin - 20:33



      La notion du temps s'est évaporée, je suis restée là, contre lui, un bon moment alors qu'il semblait inconscient avant de me forcer à bouger, consciente que la froideur de mon corps risquait de provoquer une vilaine hypothermie. Je me suis à nouveau retrouvée assise sur le bras dur fauteuil, la tête appuyée contre le haut du dossier, plongée dans une longue agonie.. Pas de larmes pour moi, je ne m'en croyais pas capable, en revanche mes traits s'étaient assombris, j'étais à des milliers de kilomètres d'ici, des années dans le passé qui me manquait tant, le sang du jeune homme coulant à présent dans mes veines, procurant cette étrange sensation de pleinitude mêlée à la douleur de mes remords. « Tu vois, c’était pas si difficile… » Je n'ai pas répondu, à demi consciente de ce qui m'entourait. Je l'ai sentit se lever pour retomber lourdement dans le fauteuil, là, il m'a fait remarqué qu'il était fatigué, cependant j'ai gardé le silence, ne me sentant pas le courage de répondre quoi que ce soit.

      « Tu m’en veux ? » a-t-il demandé après un soupir. Il ne m'a fallut qu'un quart de seconde pour réagir, un sifflement s'échappant malgré moi de mes lèvres. Il me ramenait à mes plus bas instincts, ce que je ne pouvais supporter.. « Oui je t'en veux, je t'en veux de faire de moi ce que je n'ai jamais voulu être, mais apparemment la souffrance semble ton seul plaisir. » Les mots sont sortit avec froideur, sècheresse tandis que je me levais du fauteuil, en faisant le tour pour me trouver de l'autre côté, venant à nouveau m'asseoir sur ses genoux, avec légèreté. « Tu n'imagines pas une seconde à quel point ton sang me fait envie.. Et je sais très bien que quelques secondes suffiront à te tuer.. Mais après tout, ne le mérite-tu pas ? » Une question rhétorique, bien sûr.. Mais je désirais vengeance autant que coulée de sang, cependant si j'y touchais encore, j'aurais à jamais sa mort sur ma conscience.

      Ma main droite est passée sur sa joue, toujours en l'effleurant.. C'était l'être humain le plus fou que j'ai eu l'occasion de croiser, celui qui méritait le plus que j'en finisse de sa misérable vie, pourtant je n'aimais pas lui faire du mal.. Le jeu était allé loin, et il n'était pas fini. La partie ne faisait que commencer, car lorsqu'on commence à chatouiller le chat qui dort, on croise rapidement le monstre qui se cache derrière. Sa peau était presque aussi froide que la mienne, et je m'amusais à présent à passer un doigt joueur de la base de son cou, à ce que sa chemise me permettait d'atteindre de son torse.. Et si j'étais sadique jusqu'au bout ? Et si je lui montrais ce qu'il a réveillé de Diabolique ? Il s'amusait bien depuis tout à l'heure, mais c'était moi qui décidait quand le jeu s'arrêtait. J'ai fait sauté les derniers boutons de sa chemise, sans l'arrière pensée qui aurait traversé n'importe quel être humain.. Non, je voulais juste le secouer un peu, qu'il m'arrête lui même. Mes pupille ocre ont vite plongé dans le bleu acier de ses yeux, je n'avais plus rien à craindre à présent, quelle limite de plus avais-je ? Plus aucune qu'il ai l'idée de franchir, et j'aimais le provoquer, étudier ses réactions. « Tu es fatigué.. C'est triste parce que dans cet état, tu es vulnérable, chéri.. » J'aurais bien fait une nouvelle entaille dans sa peau si je n'avais pas craint d'en faire jaillir le poison qui causerait ma perte. Je n'ai pas quitté son regard, provocatrice, attrapant sa main blessée que j'ai lâché par la suite, histoire de tester ses réactions, qui, je le savais, ne serait pas vraiment satisfaisantes.

      J'ai soupiré, reposant ma tête sur son épaule, réfléchissant à ce que je pourrais bien faire de lui.. Paradoxale ? Toujours, depuis ma naissance à ma renaissance et certainement jusqu'à ma fin. Il le savait, j'étais aussi instable que la mer lors d'un orage, et ce continuellement.. Je n'aimais pas ces élans de remords, mais je n'aimais pas non plus ces tendances meurtrières.. Je venais presque d'ôter la vie à un mortel, et je n'avais en tête que d'en trouver encore.. Toujours plus.. Je devais me reprendre, ou plonger pour de bon, mais je ne pouvais rester ainsi, entre deux camps, entre deux opposés. Il faudrait rapidement que je parle à Solane, et peut-être qu'une nouvelle entrevue avec Ailyn pourrait m'aider.. A moins que je ne décide de quitter Poudlard pour repartir en France.. Il fallait que je réfléchisse sérieusement à tout ça, mais en attendant, je restais immobile, le regard posé sur le visage du jeune homme, en attendant une réaction, n'importe laquelle, juste une preuve de récupération.

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