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 Parce qu'il faut bien manger [Libre]

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Erik L. Collins
«TEACHER's» ~ professeur de SCM & DIR. gryffindor
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MessageSujet: Parce qu'il faut bien manger [Libre]   Mar 10 Mar - 17:39

    Grouuuummmllbllll
    Je me tenais le ventre à deux mains. Mon estomac m’élançait depuis un moment déjà. Mais j’étais tellement faible en ce moment que je n’avais pas la moindre envie de me lever et de me rendre jusqu’aux cuisines. Cette nuit dans la forêt avait été la pire chose que j’avais vécue. La pleine lune était passée depuis plus de deux jours maintenant. Je n’avais pas pu assurer mes cours et je ne bougeais pas de mon lit. Mon corps était couvert d’ecchymoses et ma joue gauche était parcourue d’un bon coup de griffe. Après une transformation déjà douloureuse en loup-garou, j’avais également subi le sortilège de Doloris. Un sort qui m’avais affaibli et endoloris encore plus que la transformation elle-même. Mais j’étais un éternel idiot… J’étais là, à souffrir depuis deux jours, alors qu’une simple visite à l’infirmerie aurait tout guéri en un tour de main. Ou plutôt, en un tour de baguette. Je n’avais pas encore l’habitude de cet univers magique. J’avais grandit exactement de la même façon qu’un moldu. Si bien que je ne songeais absolument pas que l’on pouvait me remettre sur pied aussi simplement et rapidement.

    Grouuuummmllbllll

    « Merdeeee…. » murmurais-je en me tordant de douleur. Je devais manger. En plus d’être affaibli par les coups que j’avais reçu et les sortilèges qu’elle m’avait envoyé, la transformation n’avait rien d’agréable. Je n’avais pas l’habitude de devenir un loup-garou également. En bref, je faisais un bien piètre sorcier, mais également un bien piètre lycanthrope. Mais je n’étais pas gêné par cela. Je n’avais pas le moindre intérêt envers les sorciers, bien que j’en étais un moi-même. Et je désirais toujours être soigné, même si l’on m’avait fait comprendre que ce ne serait pas possible malheureusement… Je pouvais certainement apprendre à me contrôler. Ce n’était pas simple dans cet endroit rempli de créatures de toutes sortes. J’avais appris que les vampires et les loups-garous ne s’appréciaient pas forcément. Je n’avais pas encore eu le temps de faire des recherches, mais je comptais bien le faire toutefois. Sauf que cette nuit, j’étais bien trop absorbé par les grognements d’outre tombe que faisait mon ventre pour songer à une quelconque recherche sur les vampires. Malgré ma douleur, je parvins finalement à me relever. Je pris ma baguette magique qui trainait là, même si elle était pratiquement inutile. Elle ne me servait à rien. Le seul sortilège que j’effectuais à la perfection était le patronus. Une magnifique panthère lumineuse s’échappait de ma baguette. Mon mentor m’avait appris à le faire, comme il avait tenté de m’apprendre bien des sorts sans grand succès. Il avait finalement songé à celui-ci lorsqu’il avait constaté que ma force était auprès des animaux et des créatures magiques. Étrangement, cela avait fonctionné.

    Grouuuummmllbllll

    « Oui! C’est bon! J’ai compris! » grognais-je à l’intention de mon ventre. Le plus difficile était fait puisque j’étais debout maintenant. Une grimace de douleur s’étendait toutefois sur mon visage. Je souffrais affreusement. Je maudissais cette rencontre dans le foret interdit. Je savais pertinemment que si je rencontrais de nouveau cette jeune femme, je risquais fortement de m’emporter et de ne pas me contrôler. Mais je devais songer au fait que je n’avais pas tellement de chance contre un sorcier, encore moins contre un vampire si je n’étais pas dans ma forme poilu. Je partis finalement en direction des cuisines. J’étais dans un état lamentable mais manger ne ferait que me venir en aide. Lorsque je fus devant la porte, devant ce tableau qui devait receler des secrets je restais là, à regarder, sans savoir ce que je devais faire. Et c’était la nuit, il n’y avait personne pour m’expliquer comment entrer.
    « Les clés? Ils ne connaissent pas merde? » grognais-je furieusement à l’intention de la porte. Je m’appuyais contre cette dernière, complètement dépassé. Je ne savais absolument pas comment faire pour entrer là. Ce pouvait être n’importe quoi, un mot quelconque, comme dans les salles communes.
    « Ananas, Clémentine, Steak, Poivre, sel … » commençais-je en nommant une tonne d’aliments sans grand succès. Je commençais sérieusement à désespérer jusqu’à ce qu’un de mes étudiants de deuxième année apparaissent près de moi. Il sembla troublé de me voir là et s’excusa avant de repartir. Je le rattrapais rapidement et je lui dis qu’il pourrait entrer si il me disait comment faire également. Il m’expliqua qu’il fallait simplement chatouiller la poire sur le tableau.

    Mais oui, c’est tellement évident… Fichue école! Comme si je songeais à caresser les tableaux! Je m’exécutais et effectivement la porte s’ouvrit tout naturellement. À l’intérieur, les elfes de maisons s’activaient déjà, sans se préoccuper de notre présence. L’étudiant se prit un truc à manger et il retourna se coucher. Moi je ne savais même pas par quoi commencer. J’étais tellement affamé. J’attrapais le premier truc qui tomba sous ma main et je le dévorais comme si je n’avais rien mangé depuis des jours… Attendez, je n’ai rien avalé depuis des jours, alors je pouvais bien me permettre de manger comme un animal. Installé sur un coin de table je mangeais rapidement, concentré un bruit me fit sursauter et tomber sur le sol, entrainant avec moi des chaudrons posés là. Ce qui fit un magnifique carnage sonore. Pour la discrétion, je pouvais bien repasser. Je n’avais certainement pas le droit d’être là non? Mais j’avais tellement mal actuellement que me relever me demandais un horrible effort. Je restais donc ainsi sur le sol, sans bouger. J’entendais toujours des bruits de pas s’approcher de plus en plus. J’espérais un autre étudiant qui avait une fringale matinale… Mais j’imagine que c’était trop demandé.

    « Qu’est … que …? » commençais je d’un air perdu, incapable de poursuivre ma phrase. Je gardais mon air ahurit et je ne bougeais pas de là.
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Lyann Colloway
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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut bien manger [Libre]   Mer 11 Mar - 20:45

    Les faibles rayons de la lune argentée s'étaient immiscés dans l'intimité de cette chambre impersonnelle. Virevoltant dans cette obscurité qu'ils pourfendaient doucement, ils avaient dansé un moment avant de venir nimber de leur pâle clarté la silhouette gracile de l'occupante de ces lieux. Petite poupée dont le teint nacré et opalescent n'était pas sans leur rappeler celui de leur mère. Venant danser tout autour de cette délicate créature, ils venaient éclairer sa longue chevelure acajou, rendre plus iridescent encore sa peau d'albâtre et se mirer au fond des lacs turquoises de ses yeux malicieux. Elle était bien jolie cette petite poupée ! Si jolie mais à l'air si effroyablement perdu aussi ! Une goutte cristalline perla du miroir de son regard, suivant la courbe délicate de la pommette avant de venir périr sur la soie de ses lèvres rose pâles. Essuyant d'un revers de sa main les dernières traces de ses pleurs, la poupée sembla prendre vie et se dressa, diaphane apparition aux allures de Colombine esseulée.

    L'instant d'après la jeune femme arpentait, plus silencieuse qu'une ombre,les couloirs de cette école qui avait contribué à faire d'elle ce qu'elle était aujourd'hui. Poudlard... Etrange sensation que celle qui envahissait le coeur de la demoiselle au fur et à mesure où elle laissait ses pas la guider au travers de ce dédale de couloirs et de bien facétieux escaliers. Lyann était une femme à présent mais, à ce moment précis, elle semblait n'être plus que cette étudiante acharnée qu'elle était il y avait peu de temps encore. Elle sourit en passant devant ces si nombreux portraits qui dormaient paisiblement pour certains tandis que d'autres quittaient momentanément leur torpeur pour la saluer. A chacun la jeune femme adressa à qui un sourire attendri, à qui d'autre encore un ou deux mots des plus courtois. Elle les connaissait tous si bien ! Ils étaient les témoins immortels de ce qui avaient été, et pendant bien longtemps, les plus belles années de sa vie. Enfin du moins jusqu'à ce qu'un Loup-Garou ne lui révèle ce que le Bonheur était vraiment...

    Mais ces temps n'étaient plus et ne pourraient plus jamais être alors pourquoi s'appesantir là dessus ? Il est des souvenirs bien trop douloureux pour être seulement évoquées. Des plaies que l'on s'est infligé à soi même et qui ne guérissent jamais. Des tortures bien pires que la mort elle même. La Mort ? Alors qu'elle parvenait devant le tableau de la cuisine et en caressait machinalement la poire sur le tableau, la jeune femme eut une boue des plus boudeuses. La Mort... La Douleur... Deux mots qui devenaient pour elle chaque jour, et si malheureusement, plus concrets encore. La douleur ne cessait de croître et il était des soirs comme celui ci où elle devenait tout bonnement intolérable ! Lyann souffrait tant qu'il lui arrivait, dans les pires moments de doutes et de solitude, de souhaiter pouvoir renoncer à la Vie. Oui, parfois elle souhaitait que la Grande Faucheuse ne vienne finalement faire son office et ne lui donne le plus létal des baisers. Parfois, elle voulait mourir. Mourir pour ne plus souffrir. Mais cela ne durait jamais longtemps. Elle n'avait jamais été, et ne serait jamais, femme à renoncer devant ce que beaucoup aurait qualifier d'inéluctable ! Non ! Lyann préférerait se damner plutôt que de s'avouer déjà vaincue. Par peur de mourir elle avait déjà renoncé à tant ! A trop même...

    Alors elle se ressaisissait et luttait. Et pour chasser cette maudite douleur qui, sans cesse, revenait à la charge, la jeune femme concoctait et ingurgitait potions sur potions. Allant toujours plus loin, défiant parfois les lois de la magie elle même. Mais la douleur était si atroce ! Elle n'en pouvait plus et cela devait cesser ! Il lui fallait trouver un remède ! Il lui fallait... Son visage blêmit tandis que, sans le contrôler, ses cheveux devinrent violet tout comme ses prunelles. Ainsi en était il dorénavant : à chaque crise de douleur la jeune sorcière ne contrôlait plus son don de métamorphage et celui ci s'en donnait alors à coeur joie la faisant varier d'une apparence à une autre parfois pendant des heures entières ! Et cela ne faisait qu'accroître un peu plus la fatigue et la douleur de la demoiselle qui vivait, un peu comme ce soir, un véritable calvaire. D'habitude elle parvenait à apaiser ses maux mais là rien n'y avait fait. Lyann avait eu beau essayer tous les sortilèges ou autres potions qu'elle connaissait, rien n'y avait fait et la douleur demeurait, plus lancinante et aiguillonnante que jamais. Alors la jeune femme s'était rendue en ce lieu où elle était certaine de pouvoir apaiser, ne serait qu'un peu ces mots, par la grace de l'un de ces divins breuvages dont seuls les elfes de maison de Poudlard semblaient avoir le secret. La jeune femme avait longtemps recherché le parfum de cette boisson qu'elle avait découverte adolescente mais jamais elle n'avait pu retrouver la même chose. Jusqu'à ce soir... Comme quoi son retour à Poudlard lui permettrait il peut être de renouer avec les si bons souvenirs de son existence ?

    Elle n'imaginait même pas à quel point cela serait vrai ! Elle discourrait tranquillement avec l'un des elfes de Maison, son verre à la main, lorsqu'un vacarme se fit entendre et interrompit leur discussion. Un sourcil légèrement arqué et ses prunelles à présent aussi vertes que l'émeraude -tandis que ses cheveux étaient, eux, devenus d'un blond bien pâle- elle suivit les petits êtres et découvrit bientôt la cause de tout ce remue ménage. Un homme venait visiblement de se montrer bien maladroit et s'était affalé à même le sol, entrainant dans sa chute moult chaudrons. La jeune femme commençait doucement à en rire sans pour autant s'en moquer, avançant même vers l'inconnu pour lui proposer son aide afin que ce dernier se relève lorsque, subitement, ses pas ses suspendirent. Soudainement ses traits se crispèrent et son métamorphage cessa. Au moment précis où, pourtant, elle aurait plus que tout devenir une autre ! Au moment où elle ne voulait pas être reconnue ! A l'instant où elle réalisa, mais un peu tard, sue l'homme en question était, lui aussi, l'un des plus doux souvenirs de son existence. Le plus beau de tous en réalité... Incapable de bouger pendant quelques secondes, elle laissa échapper un faible et bien tremblant :


    «  Erik ? Co... Comment ? Je... Non... Je ne peux pas... Pardonnes moi ! »

    Et puis elle avait reculée, comme effrayée par ce qu'elle venait de voir. Erik ? Son coeur battait à tout rompre dans l'écrin de son sein diaphane, ses sens semblaient en plus vouloir lui obéir. La tête lui tournait, sa vue se troublait. Elle voulait fuir mais ne parvenait pas à reculer de plus de quelques pas. Et puis le bruit de son verre qui glisse de ses doigts et vient se fracasser sur le sol froid de la cuisine. Ses prunelles de saphir qui errent de la silhouette du jeune homme à celles de ces centaines d'éclats de cristal qui jonchaient le sol. Sans même qu'elle réalisa vraiment ce qu'elle faisait, Lyann -encore sous le choc- sortit sa baguette magique et murmura à voix à peine audible quelques mots, quelques incantations. L'instant d'après le verre cassé ne l'était plus, et les chaudrons reposant encore en travers de ce corps qu'elle connaissait si bien avaient retrouvés leur place initiale. Alors, comme si elle venait de retrouver sa lucidité, la jeune femme détourna prestement les talons et s'enfuit en courant. Mais, dans sa précipitation la demoiselle commit deux erreurs. La première fut de se tromper de direction. Dommage mais la sortie était du côté opposé ! Et la deuxième était d'avoir oublié de ramasser ces quelques herbes que l'Elfe de Maison ramassait à présent. Ces herbes seules susceptibles d'apaiser un peu ces maux. Le petit être tendit la main vers la jeune femme et murmura, bien plus pour lui même que pour le jeune homme toujours interdit et comme pétrifié :


    « Toujours aussi pressée la demoiselle Colloway... Ces humains alors ! Oublier son remède ! Quelle tête de linotte ! Pauvre petite... Souffrir autant... La vie n'est pas juste ! Vraiment pas ! »

    Puis le petit être secoua la tête d'un air désolé avant de soupirer longuement et de commencer à s'éloigner d'un pas lent et lourd.
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